dimanche 27 mai 2012
The tomb of Saint John the Baptist, inside the Ommayad Mosque in Damascus (Syria)
On Thursday 14 June 2012 at 20h, the Respectable Research Lodge Khalil Gibran ( GOAO ) and the Orient of Saint Cloud ( Paris ) are organizing a Dîner-Discussion, with a Lebanese Mezze, on the theme :
"The figure of John the Baptist in Spiritual Islam"
by Dr RAHMATOULLAH, President of the Society of Ismaili Studies in France.
Sitting capacity being limited to 50 , it is necessary to register right away (date limit : 10 June 2012) by sending your cheque to :
GOAO
B.P. 6
77510 Rebais
France
Tel: 0672463769
Cost of participation in the Dîner-Discussion is 25 euros per person.
Open to the public.
Place : Respectable Research Lodge Khalil GIBRAN ( GOAO ) at the Orient of Saint Cloud, Péniche Le Cloch’Art,
2055 Quai Marcel Dassault, 92210 Saint Cloud (in front of the Dassault Aéronautique Headquarters)
Métro : Pont de Saint Cloud / Rhin et Danube ; Bus : N°175, Station Val d’Or ; Tramway : « Les Coteaux » 5 mn from La Défense ; Train : Station Val D’Or, from Gare Saint Lazare or La Défense. Free parking in front of the river boat.
www.goao.org
www.grandorientarabe.org
samedi 26 mai 2012
LIBAN:
Le Grand Maître Hanna NASSRAWY, Passé à l'Orient Eternel.
Le Grand Orient Arabe Œcuménique représentée par son Grand Maître Mondial le TSF Jean-Marc Aractingi s'associe à la Grande Loge ADON du Liban représentée par son Grand Maître le TIF Toni Hajj pour présenter ses sincères condoléances à sa famille ainsi qu'aux FF:. et SS:. suite au décès du Grand Maître Hanna NASSRAWY le 25 Mai 6012 .
mardi 24 avril 2012
Le Grand Mufti d'Egypte Mohammad Abdou était Franc-Maçon.
Un accord a été signé en Indonésie entre la communauté catholique de Sant'Egidio et la Muhammaddiyah, une des plus importantes organisations islamiques au monde, a annoncé cette communauté proche du Vatican dans un communiqué.
Le mémorandum a été signé par le président de Sant'Egidio, Marco Impagliazzo, et le président de la Muhammaddiyah, Din Syamsuddin, à l'occasion de la visite en Indonésie du ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi.
Il prévoit une collaboration "dans les domaines de la solidarité, du dialogue inter-religieux, de la promotion de la culture de la tolérance".
A la signature étaient présents des représentants de la Muhammaddiyah de plusieurs villes indonésiennes mais aussi des autres communautés religieuses --bouddhiste, hindouiste et confucéenne-- ainsi que du gouvernement indonésien.
L'esprit de cet accord, souligne Sant'Egidio, vise entre autres à "dépasser une décennie d'affrontements, prévenir les représailles, l'incendie de mosquées et d'églises, récréer le mode du vivre ensemble et rendre vains les arguments de ceux qui disent que le monde doit être constitué d'îles ethniques".
Sant'Egidio se félicite de ce que l'islam indonésien, largement majoritaire, "a accepté comme élément constitutif le principe du pluralisme et du débat démocratique".
La communauté de Sant'Egidio doit réunir cet automne à Sarajevo des responsables de la société civile et de toutes les religions, à l'occasion du XXème anniversaire du siège de la ville bosniaque.
La Muhammadiyah
La Muhammadiyah ("ensemble des partisans de Mahomet" en arabe) est une organisation socio-culturelle musulmane indonésienne créée en 1912 à Yogyakarta par Kiai Haji Ahmad Dahlan, un pieux musulman formé à la Mecque, où il avait été fortement influencé par les livres du réformateur égyptien Muhammad Abduh. Abduh préconisait une purification de la pensée et de la pratique musulmanes par un système éducatif musulman modernisé. C'est pourquoi on qualifie parfois la Muhammadiyah d'organisation musulmane "moderniste", par opposition à sa rivale Nahdatul Ulama, qualifiée de "traditionaliste".
Le Grand Mufti d'Egypte Mohammad Abdou était Franc-Maçon.
En Egypte, le grand mufti Mohamed Abdou avait adhéré à cette vision pacifique et tolérante de l’islam. C’était un homme à l’esprit ouvert qui influença les dirigeants arabes de son temps, dont Nasser et les promoteurs du socialisme arabe. Abdou était favorable à une sorte de « despotisme éclairé » (dont le colonel Nasser serait un parfait exemple) ouvrant la voie à des réformes résolument démocratiques. Comme l’émir Abd el Kader au XIXe siècle, Abdou était franc-maçon et planchait au sein de la Grande Loge d’Orient.
sources:OLJ;Wikipedia;Grand Orient Arabe Oecuménique page GM d'Egypte
vendredi 20 avril 2012
LES ENFANTS DE LA LUMIERE
Au Commencement, il y avait le Verbe, synonyme de l’Action Divine. Le Grand architecte de l’Univers, a voulu magnifier son Amour, et Créer « l’Ici-bas », en dotant sa Créature d’Esprit, Substance Immatérielle Divine, pour accéder à La Conscience Universelle.
Cette « Energie Lumineuse Primordiale », selon l’expression d’Henri BERGSON, a provoqué l’Emanation de l’Esprit. Ainsi, l’Être est à la fois « Matière Divine » et « Energie Spirituelle ».
Cette Emanation, Chère à PLOTIN, est le Produit de l’UN., Unique, Indicible et Indivisible, Universel et cosmique. PYTHAGORE considère l’UN, Créateur, le Centre et l’Origine de toute chose. Ainsi l’Univers a pris forme par une série de Mystères Processionnels, non seulement dans une Harmonie Créatrice, mais aussi dans une succession de phénomènes et de rapports incompréhensibles pour l’Homme.
Cet Equilibre Harmonieux Universel est le reflet de l’Architectonie bien codifiée à l’Echelle Cosmique. Le Logos est non seulement Conscience de cette Architecture équilibrée, où les Nombres et les Mesures sont Immortellement et Immuablement perpétuels, mais aussi une Harmonie de l’Être, à travers lequel, et à travers nous, nous ferons ce Voyage INITIATIQUE, afin de s’approcher de notre propre Conscience et immanquablement de la CONSCIENCE UNIVERSELLE.
Si l’Esprit de l’Humain conçoit l’UN, c’est parce que l’UN nous a transmis cette parcelle de LUMIERE, puisqu’IL EST LUMIERE. IL a communiqué SA Présence par l’Energie Spirituelle qui existe au plus profond de notre conscience ; On s’élève jusqu’à LUI par Transcendance, laissant notre « Matière » progressivement, et s’approchant de LUI sans jamais l’atteindre.
Les ILLUMINES de l’Histoire Humaine ont vu métamorphosé leur propre existence, quand ils ont perçu et transmis l’Enseignement Divin. L’enrichissement de notre Histoire par une succession de Prophéties, est le reflet de la Volonté Divine, afin que l’Homme délaisse la matérialité, se détache du bonheur Terrestre, et fusionne avec « l’Ether » Céleste.
Ces FILS DE LA LUMIERE ont enseigné et invoqué l’UN, dans l’Espace et dans le Temps, dimensions mesurables de la Matière et de l’Histoire, de la Géographie et des Civilisations. Mais l’Essence et la Finalité de la conscience Universelle ne sont pas limitées par ces données
Perceptibles par nos Sens et notre intelligence. Car l’UN est dans le Temps et hors du Temps, IL est dans un Univers Illimité qu’il a Créé.
Phénoménologues, Structuralistes, voire Epicuriens et d’autres n’ont perçu que la face matérielle de l’Existence, tandis que HERMES, PYHAGORE, PLATON, MANI, MOISE, JESUS, et MAHOMET ont été investis de la Révélation de l’UN, Causalité Originelle, Existant en dehors de toute Existence, par Nécessité et par Sa Volonté (et le Verbe s’est fait Chair ; Evangile de Jean).
Continuité Historique, corollaire de cette impulsion Divine Périodique, depuis THOTH ou HERMES, jusqu’aux Révélations ISMAELIENNES, en passant par les ESSENIENS, pour aboutir à la magnifique Illustration du GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS dans notre Elévation Spirituelle Maçonnique ; Continuité qui n’a jamais cessé (Chaine Initiatique ou Chaine d’OR).
Le Grand Architecte de l’Univers, a ainsi planté le germe de l’AMOUR dans le cœur de l’Homme, car il l’a créé à son Image, et lui a donné le pouvoir de s’élever jusqu’à LUI.
Par cette INITIATION Existentielle, Voie donc d’AMOUR, de SAGESSE, et d’ESPRIT.
Nous sommes ENFANTS DE LA LUMIERE, par le Processus de l’INITIATION, et la prise de conscience de l’Existence Divine par la Transcendance Spirituelle. Nous quittons les Ténèbres et marchons vers la Lumière. Et à chaque pas, ou Elévation, nous quittons « le Néant » pour s’approcher du Centre Lumineux. Les Ombres de la Caverne, dont parlait PLATON, ne sont-elles que des illusions ? Nous laissons à chaque étape une partie de nous-mêmes pour renaître et repartir vers le Nouveau Voyage, avec plus de Lumière et moins d’Obscurité (comme dans un Temple).
Pythagore nous rappelle ce Centre comme le Centre de l’Univers ou « la Lumière Spirituelle Sacrée ». L’Harmonie de l’Univers guide toutes choses, car une chose quelle qu’elle soit, devant être ce qu’elle est pour Être. Celle-ci ne peut exister qu’en fonction d’un Principe d’Harmonie et donc de l’UN.
DIOGENE LEARCE (III Siècle Av JC) nous parlait de PYTHAGORE : « Pour lui, Pythagore, le Principe des Choses est la MONADE (l’UNITE). De la Monade est sortie la Dyade (Dualité), matière indéterminée soumise à la Monade qui en est la Cause. De la Monade parfaite et de la Dyade indéterminée, sont sorties les Nombres ; des Nombres les Points, des Points les Lignes, des Lignes les Surfaces, des Surfaces les Volumes, et des Volumes les Corps.
LEIBNIZ, vingt trois siècles après Pythagore, a esquissé dans sa Monadologie une vision grandiose de l’Harmonie Universelle de toutes choses à partir d’un Principe Premier : la Monade.
Cette aspiration, inspirée par le Souffle de l’Esprit, forme la plus élevée de la Représentation Humaine, a contribué à l’Atomisation de l’Extra-matérialité, et la dispersion de la Matérialité, produisant ainsi une attraction des ILLUMINES vers la Lumière.
Il y a apparence de Dichotomie, en fait, tout revient à l’UN. L’Esprit libre, pur, inconditionné, peut se détacher de l’emprise de nos Sens et de nos tendances. C’est l’Evocation de l’Idée de purification, processus de transfiguration qui démonte la tendance Dualiste ou la Multiplicité. La disparition du rapport Moi, Non-Moi amène la disparition de la Dualité et produit la Connaissance de l’UN. Il ne s’agit pas de « Trouver » quelque chose, mais au contraire de faire disparaître ce qui voile l’UN.
Maître ECKART écrit : « Dieu et Moi, sommes UN dans la Connaissance, celui qui connait et ce qu’il connait sont UN. »
Le Sage d’Ephèse que fût HERACLITE renvoie l’Homme à sa propre Lumière, au lieu de s’exténuer dans l’affirmation et son contraire. Il nous montre la Voie de l’ÊTRE qui est en nous.
La Maïeutique Dialectique nous éloigne de l’UN par l’affirmation de la Multiplicité. Multiplicité à la base de la Vie réelle et matérielle. Mais précisément, toute Multiplicité nous ramène au Monisme Existentiel, à l’UN. Car poly- composite et incompréhensible, disharmonieuse et contradictoire, la Multiplicité de l’UN conduit au Chaos, si elle est considérée comme réalité Spirituelle indépendante de l’UN. Dualité ou Multiplicité, était une manifestation ambiguë, or il n’y a pas d’ambigüité dans tout ce que l’Homme peut voir ou concevoir ; mais voir n’est ce pas sortir de la Caverne pour recevoir la Lumière.
Cette tendance ORPHIQUE d’Immortalité nous rappelle que « Si tu apprends, dit HERMES, à te connaître comme étant fait de Vie et de Lumière, tu retourneras à la Vie ».
Ce Voyage Initiatique est une Sublimation de l’ÂME, et la véritable Odyssée en Quarante cinq milles Vers à la Gloire de l’Esprit Universel (et du Grand Architecte de l’Univers), de JALAL EDDIN EL ROUMI, commenté par GOETHE et HEGEL plus tard, comme l’Hypostase de l’Amour Divin. Voyage conduisant de l’Humain à l’Ultra-Humain, et du Cosmos tout entier vers la Convergence Ultime, le point Oméga, à partir duquel DIEU se révèle comme « l’Avenir Unique et Absolu » selon l’expression de TEILHARD DE CHARDIN.
MELCHISEDEC
LOGE KHALIL GIBRAN - SAINT CLOUD (G.O.A.O.)
www.grandorientarabe.org
jeudi 12 avril 2012
La Couleur du 7° degré au Rite Œcuménique est le Pourpre
La Couleur du 7° degré au Rite Œcuménique est le Pourpre
Produite par les Phéniciens (teinture avérée en 1500 BC à Ougarit, puis, à très grande échelle et durablement à Tyr et Sidon), dans les Cyclades et en Israël, elle symbolisa un haut rang social chez les Gréco-romains ainsi que dans nombreuses civilisations. A Rome, elle était l'apanage des consuls, des triomphateurs puis des empereurs
. Dans l'empire romain d'Orient, elle représenta la dignité impériale : les enfants royaux nés sous le règne de leurs parents étaient dits "porphyrogénètes", c'est-à-dire "nés dans la pourpre". On utilise alors celle-ci comme teinture, mais aussi comme encre pour les documents officiels ou religieux, selon des modalités d'emploi complexes.
Pour les rois francs et les évêques et cardinaux catholiques, la pourpre, arborée par le biais du vêtement, était le symbole d'un pouvoir.
Plus qu'un symbole, elle a peut-être fait la fortune de la Phénicie (Phoinikè, à rapprocher de la couleur de l'oiseau mythique Phoenix , symbole de l'Obédience).
On retrouve aussi cette couleur sur le tablier des Grands Maîtres Nationaux du GOAO
Voir la Symbolique des couleurs au Rite Œcuménique:
http://www.grandorientarabe.org/index.php?p=1_12_Le-Rite-cum-nique
lundi 9 avril 2012
Prochainement allumage des feux de la R:.L:.Ibn ARABI à l'Orient de Saint Pierre ( La Réunion )
Prochainement à l'Orient de Saint Pierre ( La Réunion ) allumage des feux de la Respectable Loge de Recherche " Ibn ARABI " du Grand Orient Arabe Œcuménique ( GOAO ) en présence du Grand Maître Mondial le T:.S:.F:. Jean-Marc ARACTINGI et du Grand Maître pour l'Océan Indien le T:.I:.F:. Bruno RAFFI et de plusieurs hauts dignitaires d'Obédiences amies.
Ibn ARABI a vécu de 1165 à 1245. Sa vie est partagée en deux : 40 ans en Andalousie et dans le Magheb, 40 ans en Orient. Né à Murcie, son tombeau est à Damas. Abdelkader suivit ses pas jusqu’à mourir dans la modeste maison où il vécut. Né dans une famille noble, il abandonne les biens matériels pour entrer dans la voie avant 20 ans.
Dès lors, sa vie est faite de visions, de voyages auprès de maîtres spirituels, de rédaction de plus de 400 ouvrages.
Dans un monde qui se défait, Reconquista et déclin des Almohades, à l’Ouest, croisades et invasions mongoles à l’Orient, il fut comme un exilé distancié de la fureur du monde apparent et attaché à percer les derniers secrets métaphysiques.
Sur le plan philosophique, Ibn Arabi est un continent. Il est en apparence à l’opposé d’ibnRushd qu’il rencontre à 18 ans. Il représente le pôle de la tradition mystique, initiatique, et métaphysique.
Son passage d’Occident en Orient est physique mais aussi symbolique. Comme Athènes et Jérusalem, l’Orient et l’Occident sont deux pôles contradictoires d’une réalité essentielle : raison et mystique, soufisme et ésotérisme shiite, monde arabe et monde irano-turc.
La pensée d’Ibn Arabi est ardue. Elle témoigne d’une expérience des limites où nous devons accepter l’existence effective de visions, de dialogues avec des prophètes et des défunts, de montée au ciel auprès du trône de Dieu et des saints, de télétransportation. Ibn Arabi se situe dans la tradition des saints et prophètes.
De cette expérience, il tire une philosophie de l’être qui dans son essence tutoie les systèmes métaphysiques les plus exigeants.
Ainsi sa théorie de l’Unicité de l’être distingue l’être inconditionné et inconnaissable et sa traduction sous forme de croyance accessible. Ce monothéisme transcendantal exclut toute possibilité d’intolérance. Il imagine un désir de Dieu d’être connu, aimé, qui le conduit à créer le Monde et l’Homme. De dédoublement est une suite de théophanies : dans le monde, se reflète l’être comme dans un miroir. Cette dualité est et n’est pas. Elle est, car la créature n’est pas le créateur, elle n’est pas, car en elle, l’être se réfracte.
Théophanie de l’être, l’Anthropos Divin est l’Adam Kadmon, le saint-Esprit, l’archange Gabriel de nos traditions. C’est le Logos, qui fait la loi et ordonne le Monde. Le Logos n’est pas l’être mais son émanation. Derrière la loi, se tient donc un être inconnaissable. Kant ne dit pas autre chose ni Heidegger.
Selon Ibn Arabi, la Réalité métaphysique de Mohamed le prophète est le sens caché et continu des traditions prophétiques légiférâtes. Adam, Noé, Moïse, Abraham, Jésus et Mohammed ne sont qu’un seul et même être métaphysique, forme accessible aux hommes de l’Anthropos. Selon Ibn Arabi, Mohamed est le Sceau de la prophétie légiférante, la sharia, lui-même est le Sceau de la réalité mohammadienne, le sens ésotérique du Coran et des prophètes, et Jésus est le sceau de la walaya, la sainteté. Ibn Arabi accorde donc une place particulière à Jésus alors même que les croisades font rage. Le devoir de l’homme est donc de chercher en lui, en abandonnant l’Ego par l’humilité, le « Seigneur qui est en lui », la forme singulière de l’Anthropos dont son cœur est le miroir.
Ainsi pour Ibn Arabi, entre les mondes de l’intelligible pur, le monde des idées de Platon et le monde sensible, se tient un troisième monde, le « mundus imaginalis », monde perdu par la rationalité moderne où se tiennent « vraiment » les outils de la médiation entre intelligible et sensible : anges, prophètes, rites initiatiques, Tradition. Cette réalité virtuelle, cette imagination créatrice est un monde créateur de sens, le Parole. L’initiation permet d’ouvrir la porte de ce monde caché à ceux qui sont trompés par les apparences ou les ergotages de la raison pure.
Par cette prodigieuse architecture, Ibn Arabi se tient aux côtés des grands maîtres qui se tiennent à l’écart des religions sociales. Il ouvre la voie d’un dialogue entre traditions pour approfondir la Tradition convergente des traditions.
Cette œuvre est difficile mais avec du travail, chacun peut en tirer profit.
source:RL Averroes,O:.de Roubaix (GLDF).
http://www.grandorientarabe.org
samedi 31 mars 2012
La Résurrection du Christ chez les Chrétiens, les Manichéens et chez les Musulmans:
Chez les Chrétiens:
Pâques est la plus importante fête religieuse chrétienne. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion. La solennité commence le dimanche de Pâques, qui marque pour les catholiques la fin du jeûne du carême, et dure pendant huit jours (semaine de Pâques ou semaine radieuse ou semaine des huit dimanches).
« Pâque », du latin populaire *pascua, altération (par influence de pascua « nourriture », du verbe pascere « paître ») du latin écclésiastique Pascha emprunté au grec πάσχα / páskha, lui-même emprunté à l'hébreu פסח Pessa'h « il passa [par-dessus] », d'où « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte. D'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive qu'eut lieu la résurrection de Jésus ; c'est pourquoi le nom en a été repris pour désigner la fête chrétienne.
La formule « Pâque orthodoxe » est parfois utilisée pour désigner cette fête lorsqu'elle est célébrée par les Églises orthodoxes à une date qui diffère de la date occidentale. Mais cet usage est incorrect car le « s » de Pâques ne fait pas référence à une pluralité de dates. La langue française distingue en effet « la » Pâque originelle juive et la fête chrétienne de Pâques. La première commémore la sortie d'Égypte par un repas rituel qui s'appelle aussi « la Pâque ». La fête chrétienne est multiple. Elle commémore à la fois la sortie d'Égypte, l'institution eucharistique lors du repas de la Pâque, la crucifixion du Christ et son repos au tombeau durant trois jours, sa résurrection, passage de la mort à la vie, et la nouvelle création inaugurée le troisième jour.
Chez les Manichéens:
Pour les Manichéens quelqu'un d'autre a pris la place de Jésus lorsqu'il a été crucifié. Pour eux c'est le démon qui sous forme humaine, un certain Serge, dont la réalité propre et l'identité apparente resteraient à préciser, qui aurait au dernier moment été crucifié à la place de Jésus.
Chez les Musulmans:
Pour l'islam, le symbole fondamental qui entoure la disparition de Jésus est celui de son élévation vers Dieu ( le Coran dit: "rafa'ahu Ilahu ilayhi ) , sans passer par la mort naturelle: " Ils ne l'ont certes pas tué, mais Dieu l'a élevé vers Lui, Dieu est Puissant et Juste!" ( Coran IV,157-158 ).
Par là même, la notion d'une passion rédemptrice est une conception tout à fait étrangère à la mentalité musulmane: " Nous les avons punis parce qu'ils ont affirmé: " Oui, nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, l'Envoyé de Dieu!" Mais en fait ils ne l'ont pas tué! Ils ne l'ont pas crucifié, mais cela leur est apparu ainsi! ( Shubbiha lahum ) ( Coran IV, 155-157 ).
Dans la perspective de l'Islam, la vie de Jésus est donc avant tout marquée par le don des miracles, sa naissance aussi bien que sa mort défient les lois de la nature.
D'une manière complémentaire à cette élévation, les musulmans attendent également la " descente " ou le retour de Jésus à la fin des temps.
Elle ne sera pourtant pas celle d'un prophète législateur, mais consistera essentiellement à donner à la révélation son sens véritable qui se sera perdu à ce moment-là, comme l'explique Sha'râni: " Lorsque Jésus descendra à la fin des temps, il confirmera la Loi de Mohammed et la restaurera car il n'y aura pas de prophète après le Prophète Mohammed qui juge selon une Loi différente de la sienne. Cette Loi est la dernière et son Prophète est le Sceau des Prophètes. Jésus sera un arbitre juste, car, en ce temps-là, Dieu aura repris la Science d'entre les hommes. Avant que Jésus ne descende du ciel, il aura su, par l'ordre de Dieu, tout ce qu'il lui sera nécessaire de savoir au sujet de cette Loi, afin de pouvoir juger selon elle, pour les autres hommes et pour sa pratique personnelle. Les croyants se rassembleront autour de lui et le proclameront juge suprême, car il n'y aura alors personne d'autre qui soit plus apte que lui pour accomplir cette fonction."
source: www.grandorientarabe.org
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