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vendredi 24 février 2012

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Le Message du Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique pour l'Océan Indien

Le besoin de paix et de stabilité est de plus en plus revendiqué par un nombre croissant de peuples, toutefois il existe encore (au sens figuré et très concrètement)
trop de barrières entre les hommes et les femmes de toutes conditions désireuses de s’affranchir des limites étroites de tout ce qui ne provient pas du domaine spirituel, de toutes ces fausses circonstances souvent fabriquées par la peur et l’ignorance et qui empêchent de surmonter l’obstacle des différences.

Nos racines sont au ciel et pourtant comme le sentait déjà NEWTON, les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts….y compris dans les démarches initiatiques.

En lien avec son Grand Maître Mondial, le Très Illustre Frère Jean-Marc Aractingi il est désormais possible pour toute personne ( homme ou femme ) de toutes confessions , sans exclusive absolue, qui est attirée par les richesses léguées à l’humanité tant par l’Orient que par l’Occident de trouver au sein du Grand Orient Arabe Œcuménique un asile de prédilection pour devenir de parfaits ouvriers du rapprochement entre l’imaginaire et la spiritualité de ces deux mondes.

Le Grand Orient Arabe Œcuménique, via le rite judéo-chrétien et musulman, extrêmement original et enrichissant, qu’il propose et qui permet de bénéficier d’ approches complémentaire puisées dans les richesses de l’Occident et de l’Orient arabe, du monde arabe et du monde non arabe, est une invite à l’art de partager au-delà des murs étroits des religions singulières.

Et ceci se réalisera sous peu en cette terre de l’Ile de la Réunion, qui réunit en son sein pacifiquement diverses communautés humaines.

Si la Franc-Maçonnerie est déjà très présente à l’Ile de la Réunion, notre obédience ne vient pas faire concurrence, elle ne cherche qu’à permettre, à tous ceux et celles qui en ressentent le désir, une approche différente pour créer des moments de sérénité et d’Œcuménisme, qu’on ne trouve nulle part ailleurs et autrement et de se projeter dans un avenir de véritable communion humaine.

Nombreux sont les maçons et maçonnes qui ne se retrouvent pas forcément dans des approches rituéliques traditionnelles qui laissent de côté la richesse de l’ésotérisme musulman, la force des confréries et la subtilité des mystiques musulmanes, ou qui , de confession musulmane, ne sont pas forcément à même de faire bénéficier de leurs richesses propres dans un cadre adapté toutes et celles qui travaillent à leur côté à la gloire du Grand Architecte de l’Univers.




Indéniablement , si tel est notre désir, nous aurons les moyens de nous donner les clés pour dépasser les oppositions qui tenaillent notre époque turbulente pourtant si riches de promesses et de rêves, en nous incitant, pas à pas , à déployer nos trésors spirituels pour établir ainsi un « pont de force » entre Orient et Occident et renforcer les efforts de tant d’illustres prédécesseurs, anonymes ou célèbres.

Puissions-nous ensemble bâtir ainsi les fondations d’un élan pérenne vers un monde plus solidaire, fraternel et équitable puisqu’il est de notre devoir naturel et supérieur d’être celui où celle qui devient la plus haute idée que le Divin créateur se fait de nous.

C’est le souhait et la vision que j’ai de la présence toute proche et concrète du Grand Orient Arabe Œcuménique pour l’océan indien qui prendra son envol de l’île de la Réunion pour atteindre d’autres points d’ancrage en ses alentours

Bruno RAFFI
Grand Maître du Grand Orient Arabe
Œcuménique pour l'Océan Indien
goaooceanindien@yahoo.fr

lundi 20 février 2012

Communiqué du Grand Orient Arabe Œcuménique


Au nom et sous les auspices du Grand Architecte de l’Univers,
le Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique (G.O.A.O.) Jean-Marc Aractingi, président du Collège des Grands Officiers du Rite Œcuménique, annonce que le Très Illustre Frère Me Bruno RAFFI (avocat, ancien de l'IHEDN et du CEDS; 32°, 7° RO)
a été nommé à la charge de Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique pour l'Océan Indien ( La Réunion,Madagascar..)
Nous lui souhaitons pleine réussite

jeudi 9 février 2012

Conférence Dîner-débat le Jeudi 8 Mars 2012 autour de François FAVRE auteur de MANI : Christ d'Orient-Bouddha d'Occident

Le Jeudi 8 Mars 2012 à 19h,30 la Respectable Loge Khalil GIBRAN (G.O.A.O.)

à l'Orient de Saint Cloud (Paris) organise un Dîner-Débat ouvert au public

autour de François FAVRE, auteur de :

MANI : Christ d’Orient
Bouddha d’Occident


En présence de Jean-Marc ARACTINGI, Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique (G.O.A.O.) et de Marcel LAURENT, Grand Maître de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (G.L.C.S.)




« Je suis venu du Pays de Babel, pour faire retentir un cri à travers le monde. »



Lorsqu'on parle aujourd'hui de manichéisme, on songe rarement à cet homme exceptionnel, à ce Messager de la Lumière que fut Mani (216-276). Sept siècles après le Bouddha, deux siècles après le Christ, quatre siècles avant Mahomet, celui qui se présentait déjà comme le réunificateur de l'Orient et de l'Occident, le « Paraclet de la Vérité » ou le « Sceau des Prophètes », transmit une vision du monde et de la vie si puissante qu'elle se répandit, de manière totalement pacifique, de l'Afrique à la Chine, des Balkans à la péninsule arabique.

Mani, qui fut aussi un peintre sans égal, un grand poète, un musicien de talent et un médecin remarquable, démontra l'unité à l'arrière-plan des diverses religions. Il enseignait aux chrétiens l'aspect profond, ésotérique, du christianisme universel, dévoilait aux mages d'Iran le véritable sens du message de Zoroastre, expliquait aux bouddhistes le chemin de la libération. L'« Église de Justice » qu'il avait fondée pour transmettre les mystères de l'Homme Parfait, illumina des millions d'âmes pendant plus de mille ans.

Or que reste-t-il de cette « Religion de Lumière », tolérante, non violente, unificatrice, qui embrasa le monde et bouleversa tant d'êtres ? Pourquoi le manichéisme, si généreux, si profondément humaniste et universel, fut-il persécuté inlassablement par tous les empires et toutes les religions ? Les véritables causes du génocide des manichéens sont-elles seulement d'ordre théologique, philosophique ou politique ?

Cette conférence expliquera en quoi l'homme de ce début de troisième millénaire est plus que jamais concerné par les interrogations comme par les réponses que proposa le manichéisme, et montrera comment l'oeuvre exceptionnelle de Mani et de ses disciples détient, peut-être, le secret de notre avenir.



Spécialisé depuis 20 ans dans l'étude de la pensée gnostique et sa mise en pratique, François Favre s'est personnellement impliqué dans ce puissant cheminement de la conscience que la tradition platonicienne et hermétique nomme « philo-théosophie ».

S'inspirant des recherches historiques d'Henri Corbin (1903-1978) sur l'ésotérisme iranien d'une part, et de l'œuvre spirituelle originale du gnostique Jan van Rijckenborgh (1896-1968) d'autre part, l'auteur décrit ici à la lumière de sa propre expérience la méthode d'initiation christique telle qu'elle fut réalisée à différentes époques par des hommes exceptionnels comme Paul de Tarse, Marcion, Valentin, Mani, Paracelse, Jacob Boehme, ou encore vécue dans des communautés remarquables comme celle des manichéens et des cathares, et il met en relief les implications pratiques de ce processus de transformation radical de la conscience pour l'homme d'aujourd'hui.


Lieu : Respectable Loge de Recherche Khalil GIBRAN (G.O.A.O.) à l’Orient de Saint Cloud (92210-France, Péniche Le Cloch’Art)

2055 Quai Marcel Dassault-92210 Saint Cloud (face au siège Dassault Aéronautique)

Métro : Pont de Saint Cloud / Rhin et Danube ; Autobus : N°175 Station Val d’Or ; Tramway : « Les Coteaux » à 5 mn de la Défense ; Train : Val D’Or (Gare Saint Lazare ou la Défense. Parking gratuit devant la péniche.

La participation au Dîner-Débat est de 20 € par personne.

Les places étant limitées, merci de vous inscrire avant le 6 Mars 2012 en adressant votre chèque au :

G.O.A.O. B.P. 6 - 77510 Rebais (France)
Téléphone : 06 72 46 37 69

Ce dîner-débat est ouvert au public. Nombre de places : 50

mardi 17 janvier 2012

Convention d'Amitié et de Reconnaissance entre le Grand Orient Arabe Œcuménique et la Grande Hiérophanie du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm

Signature d'une Convention d'Amitié et de Reconnaissance entre le Grand Orient Arabe Œcuménique et la Grande Hiérophanie du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm et de l'Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm.
Ce Protocole a été signé par le Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique le T.°.S.°.F.°. Jean-Marc ARACTINGI et le Grand Maître et XII Grand Hiérophante le T.°.S.°.F.°. Michel GAUDART de SOULAGES en date du 12 Septembre de l'année 6011.

dimanche 15 janvier 2012

Pourquoi un Franc-Maçon doit s’intéresser à l'Islam

POURQUOI UN FRANC-MACON DOIT S’INTERESSER A L’ISLAM
Ce qu’il peut y trouver
Points de convergence et de rencontre des spiritualités


Cette modeste étude comparative porte sur quatre points de convergence qui peuvent rapprocher des intellectuels musulmans des idéaux maçonniques. D’abord les structures médiévales des corporations et confréries musulmanes dont Louis Massignon, Henri Corbin, René Guénon, Faouzi Skali ont montré les ressemblances avec les organisations sœurs comme le compagnonnage en Europe. La philosophie mutazilite peu connue en Occident a été très audacieuse et revient en première ligne. Le mouvement démocratique dans le monde musulman s’est développé malgré l’autoritarisme des régimes ; le printemps arabe de 2011 en est un épigone. Enfin, la création de loges au Proche et Moyen Orient s’est effectuée au XVIIIe siècle en même temps qu’en Europe ou en Amérique lorsque les franc-maçonneries ottomane, égyptienne, arabe auront tissé des contacts très approfondis avec les loges-mères anglaise, française ou italienne. C’est que, dans cette interaction culturelle entre Proche-Orient et Europe, plusieurs mythes sont communs ; le drame d’Hiram aurait un antécédent en Egypte, vers 1500 av .J.C. lorsqu’un architecte fut assassiné dans des circonstances obscures, tel que relaté sur des ostracas, ou en Iran où le meurtre de Zoroastre sera repris dans la commémoration annuelle chiite de celui de Hussein petit fils du Prophète à Kerbela (Irak).

I- Corporations et confréries en Islam

La structure initiatique des corporations est attribuée à un héros éponyme, Salman Al Farisi, mazdéen converti à l’islam. Devenu barbier du Prophète, il serait revenu comme gouverneur à Mada’in (Ctesphon), en Irak où il aurait organisé les corporations de 51 métiers reconnus, qui existaient dans la culture mazdéenne et auxquelles il donnera des bases musulmanes. Salman établit une doctrine de l’honneur artisanal, appelée « futuwwa » dont la base reposait sur un consensus hiérarchique, un rituel initiatique et la qualité du travail bien fait. On eut ainsi un maillage presque complet de toutes les catégories professionnelles d’artisans reconnus, qui assuraient une formation professionnelle mais aussi humaniste, à l’image de celle des « Compagnons du Devoir » d’Europe. Elle s’étendait aux non-musulmans, chrétiens, juifs, mazdéens, sabéens, hindous très présents dans les métiers d’orfèvrerie, de la décoration, ou comme médecins.
. Le calife Al Nasser (1180-1224) créera à l’intention des hauts fonctionnaires une corporation d’honneur dont les membres prêtaient serment d’allégeance au calife lui-même qui leur donnait le mot secret et les associait, par un système hiérarchisé qui remontait à la tête de l’Etat, dans une assistance inter fraternelle, un échange de services, dans l’esprit de pureté morale. Le sultan ottoman Mourad 1er (1360-1389) fera de même, établissant pour la dynastie ottomane une tradition de compagnonnage adoptée par ses successeurs.
L’esprit corporatif s’étendit aux métiers susceptibles d’entacher la pureté des croyants tels les crieurs publics, les maquignons, les changeurs, les cambistes, les huissiers du tribunal, les courtiers d’esclaves, les éleveurs de pigeons, les danseurs, les baladins, les indicateurs, les femmes, les courtisanes, les pleureuses (aux enterrements), les entremetteuses. Les corporations furent toujours hiérarchisées et organisées ; à leur tête un Maître, qui représentait la profession devant les autorités locales ; puis les maîtres propriétaires d’atelier, les compagnons vêtus d’un tablier distinctif, et les apprentis. Les corporations organisaient des défilés pour célébrer la circoncision des fils du sultan, le mariage de ses filles, les victoires de ses troupes. Pendant plusieurs années consécutives, le débutant (mubtadi) ne percevait aucun salaire ; mais appartenir à un corps était en soi un privilège car cela permettait d’être reconnu capable de produire un travail de haute qualité et d’ouvrir leur propre atelier.
L’entrée dans la corporation était solennisée : le cheikh passait un châle autour du la taille de l’impétrant et le nouait par des torsions successives. Une coupe d’eau salée devait être absorbée trois fois par le récipiendaire exprimant son intention de dire vrai (charia), de voir vrai (tariqa), de devenir vrai (haqiqa). A la fin de la cérémonie d’initiation on lui remettait un pantalon bouffon, puis une cordelière, ceinture de tablier (shadd) ou un baudrier. Puis on lui enseignait les signes de reconnaissance et les mots de passe. Les apprentis devaient également « voyager » en se rendant sur les tombes des Grands Maîtres de la corporation et suivre un enseignement des symboles, relatifs aux Prophètes du Coran. Les rituels s’accompagnaient de chants allusifs au Prophète et à ses compagnons.

Thierry Zarcone a montré que les loges ouvertes dans l’empire ottoman au XVIIIe siècle avaient emprunté aux corporations, et aussi aux confréries, leur lexique particulier. Les appellations des 3 premiers degrés étaient celles des corporations : « chirak » (apprenti), « kalfa » (compagnon), « osta » (maître) ; le tablier « peshtemal » dans les ateliers opératifs ; garda ce nom dans la maçonnerie. Chez les Bektachis, on peut trouver les mêmes réponses dans les Instructions (turques) pour le degré d’apprent maçoni et le questionnaire de la confrérie. L’extinction de beaucoup de métiers manuels sont venues à bout de l’esprit corporatif qui aura duré jusque dans les années 193O. Par contre des Compagnons français du Devoir, tailleurs de pierre, s’étant rendus à Damas en 1988, découvrirent que leurs homologues syriens utilisaient des instruments oubliés en Europe, comme la « lombarde », qui servit comme signature de compagnons sur les murs des cathédrales. Le Pr. Massignon souligna l’influence que les corporations musulmanes ont pu avoir en Europe dans le développement des « villes franches ». Ainsi, à Paris, la corporation des bateliers fut assez puissante pour imposer leur symbole comme armes de la ville.

Pour les confréries, c’est à Baghdâd que le Cheikh Abdelqader El Jilani (XIIe siècle) crée la première confrérie (tariqa) qui conserve encore aujourd’hui une réelle influence. Les membres des confréries se retrouveront dans les mosquées, particulièrement le vendredi après-midi, ou dans des locaux, appelés « zaouïa » au Maghreb, « ribât » (« Rabat » au Maroc) ou « khanqa » au Proche-Orient et en Asie Centrale. La confrérie des Chaziliya sera fondée au Maroc au XIIIe siècle, celle des Mevlevis par Jalaleddine Roumi (m. 1273) à Konya, l’Ordre des Naqchbandiyya en Asie Centrale par le Cheikh Behaeddine Naqchbandi au XVe siècle, celui des Tijaniyya au Maroc (XVIIIe siècle). Au XIXe siècle, les Senousiyya en Libye, les Mirghaniyya au Soudan, les Rifaïyya en Somalie seront constitués en confréries par trois disciples d’un même cheikh marocain à la Mecque. Les « tariqas » pratiquent l’initiation progressive à 4 degrés : mourid, mouqadem, nasib et cheikh, soumis au respect du secret. L’initié modèle est le Prophète lui-même qui proclame : « Je ne sais pas lire ». L’épreuve dans une caverne de la révélation des premiers versets est comparée à une initiation soufie, car Mohamed en ressort prophète. La translation qui le conduira de Médine à Jérusalem, et de Jérusalem au 7e ciel permet d’acquérir le plus haut grade dans la hiérarchie confrérique. Le voyage est décrit dans Le Livre de l’Echelle de Mohamed ensemble de récits arabes relatant l’ascension jusqu’à Dieu. Les rituels principaux des mystiques soufis sont des litanies, des répétitions d’oraisons, de « remémorations » (dhikr) scandées pour souligner la présence de Dieu ». Comme les yogis de l’Inde, certains disciples ont appris des techniques respiratoires qui les conduisent dans des états de transe spectaculaires. Les initiés se voient remettre un chapelet de 33 grains ( Qadiris), de 66 ou 99 ( Naqchbandis), basés sur la valeur numérique du nom « Allah » qui, en lettres arabes est l’équivalent de 66. Certaines confréries utilisent la danse ; 9 disciples représentent les planètes et tournent autour du Maître-Soleil comme en Turquie, à Konya, les « derviches tourneurs ». Atatürk interdira les confréries en 1924, mais elles ont repris leurs activités et beaucoup d’hommes politiques turcs sont proches de la Confrérie Naqchbandiyya opposée aux radicaux islamistes du nouveau régime AKP.
D’un pays à l’autre, le confrérisme prend des formes très différentes selon l’histoire et l’évolution politique de chaque pays mais il assure, plus que l’islam officiel, une unité certaine des croyants.


II-La Philosophie islamique ; le Mutazilisme

La découverte de la philosophie grecque dans les manuscrits traduits en syriaque puis en arabe sous les premiers souverains abbasside conduira à la formation d’une école « mutazilite » qui essaiera d’imposer une nouvelle exégèse coranique construite à partir d’une grille de lecture philosophique .Ce mouvement qui se forme à Bassorah (Irak) puis à Bagdad est encouragé par le pouvoir abbasside qui admet la supériorité du raisonnement sur les diktats de la foi religieuse. Le philosophe Al Kindi (m.866) l’exprime en ces termes : « Nous ne devons pas avoir honte de la vérité et de la faire nôtre quelle qu’en soit la source ». C’est qu’à l’époque théologiens musulmans, chrétiens et juifs argumentent en toute liberté et les moutazilites vont ainsi s’opposer à un enseignement rigoriste et expliquant les dogmes selon une méthode rationnelle donnant ainsi à la religion musulmane une aisance susceptible de rivaliser avec d’autres idéologies. La doctrine mutazilite affirme deux thèses qui seront contestées violemment une vingtaine d’années plus tard lorsque les juristes salafistes convaincront un nouveau Calife plus faible de les interdire, la non-éternité du Coran : comme tout ce qui est extérieur à Dieu est créé, le Coran, passant par l’audition et la retranscription s’inscrit donc dans l’histoire de l’humanité ; hypothèse en contradiction avec le dogme officiel du Coran incréé puisque c’est la parole de Dieu même. La 2e thèse porte sur le libre-arbitre de l’homme créé comme être responsable et libre, alors que le dogme stipule que tous les actes de l’homme sont accomplis par Dieu…Considérés comme porteurs d’une dérive interprétative, les mutazilites durent s’enfuir en Asie Centrale ou au Yémen où cette philosophie , adoptée plus tard par des chiites, s’est perpétuée malgré les risques. Aujourd’hui le mouvement néo-mutazilite, développé en Tunisie, en Egypte, et dans les universités occidentales reprend force et vigueur et ses adeptes sont parmi les promoteurs intellectuels du Printemps arabe. La défense du libre-arbitre notamment les rapproche de la maçonnerie. Les frères lillois qui baptisèrent leur loge « Averroès » et ceux parisiens, musulmans et non musulmans qui nommèrent leur loge « Emir Abdelqader » ont voulu souligner qu’ils croyaient réellement à un substrat spiritualiste et philosophique commun.

III Les mouvements démocratiques en Islam

Depuis les indépendances, des démocrates arabes démontent le mécanisme du faux retour aux sources, idéalisant le régime islamique de la première époque, prétendant que sa réintroduction dans nos sociétés modernes pallierait les problèmes socioéconomiques contemporains. Ils nous font ainsi découvrir l’utilisation politicienne de leur religion. C’est pourquoi, le Pr. émérite Ali Mérad souhaite redonner à l’exégèse renouvelée ou « ijtihad » l’importance qu’elle avait au Xe siècle. Le Pr Mohamed Arkoun, récemment décédé, argumente de même dans sa Critique de la Raison islamique (1984). L’historien marocain Abdallah Laroui dans son Islam et Modernité montre que l’Etat islamique à l’état pur n’a jamais existé ; en fait l’Etat sultanien abbasside a soumis la Loi à son intérêt séculier, réservant l’appareil califal au domaine de l’utopie, comme l’avait fait Ibn Khaldoun (XVe siècle) : « L’expression « Etat islamique » est en fait contradictoire en elle-même ». Mohamed Charfi qui fut ministre de l’Education en Tunisie n’hésitait pas à dire publiquement : « L’islam de demain implique que la religion soit conjuguée aux temps de la liberté, de l’égalité et de la démocratie avec la révision du droit musulman que cela nécessite ». Khadija Chérif, militante tunisienne des droits de l’homme, à la même époque (1995), s’exprime ainsi dans la presse : « Pour moi, femme, nos premiers adversaires sont les intégristes. En opposant au régime de la charia une démocratie réelle, nous rendrions impossible la contamination islamique ». L’universitaire marocaine, Fatema Mernissi , avec un grand courage , se moque des salafistes : « Cet intégrisme politico-religieux tourne à l’ubuesque puisque pour les islamistes, si l’on sépare l’islam de l’Etat, plus personne ne croirait à Allah, ce qui voudrait dire que l’islam, sans la police, n’a rien à offrir ! ». Le grand poète syro-libanais Adonis regrattait (08/11/1995) que : « L’Islam se soit transformé dans l’esprit de la plupart des musulmans d’aujourd’hui en chaînes et prisons. » L’espace manque ici pour citer le combat mené dans chaque pays musulman malgré la lourde répression que l’on a enfin pu découvrir sur les écrans télévisés cette année même.

L’image de l’islam en Europe souffre des excès antidémocratiques de ses intégristes qui essaient à nouveau de prendre le pouvoir en 2011 en bafouant le « Printemps arabe ». Des universitaires français comme le Pr Mohammed Ferjani se sont mis en disponibilité pour aller soutenir le réveil démocratique de leur pays d’origine. Beaucoup de citoyens de culture musulmane en Europe souhaitent pratiquer leur religion à titre privé et soutiennent ceux des leurs qui mènent le combat de la démocratie et de la laïcité, qui ne sont pas l’apanage exclusif du Nord méditerranéen mais sont aussi puisés dans le fonds culturel arabo-musulman.


IV-Musulmans francs-maçons du XVIIIe siècle à 2011

Les débuts de l’établissement de la Franc-Maçonnerie au Proche-Orient ont bénéficié de facteurs favorables dès le début de l’Islam. La mise en place de confréries religieuses souvent liées à des corporations de métier a conduit les différents peuples de l’Empire abbasside (VIIIe au XIIIe siècle), puis ottoman (XVe au XXIe siècle) à choisir l’expérience initiatique. C’est à Smyrne , en 1738, qu’est ouverte la première loge de l’Empire ottoman puis la Grande Loge de Londres et la Mère Loge écossaise de Marseille ouvriront des loges à Istanbul, Salonique, puis dans les échelles du Levant. D’autre part, Arméniens et Grecs comme les Turcs, chrétiens comme musulmans seront à égalité dans les loges ; le Sultan qui en 1850 établira par décret l’égalité de tous les sujets sera franc-maçon. Il le paiera de sa vie ! A la fin du XIXe siècle, le Grand Vizir Riza Tevfik , dignitaire bektachi, sera également Grand-Maître du Grand-Orient ottoman. Une loge est créée à Alep en 1738 puis en 1760 ; Au Liban, la première loge émanant du personnel cosmopolite de l’Université américaine, en 1873, est présidée par le Libanais Amine Beyhoum. En Egypte, une première loge était apparue à Alexandrie en 1748 puis Bonaparte introduisit les loges militaires qui initièrent des chrétiens, des juifs et des mamelouks musulmans. Plus tard la loge alexandrine Les Pyramides procéda à l’initiation de l’Emir algérien Abdelqader, en 1864, pour remercier cet important dignitaire de la Confrérie Qadiriyya d’avoir sauvé avec 200 de ses compatriotes plusieurs milliers de chrétiens du massacre effectué à Damas en 1860 par les Turcs et la population locale. En Iran, dès le premier quart du XIXe siècle, des intellectuels, conduits par Mirza Malcom Khan créent des loges qui ne seront fermées qu’en 1979 par le régime mollahcratique. Lorsque Jamaleddine El Afghani, réformateur musulman iranien, initié dans une loge stambouliote se rendra en 1882 à Paris et à Londres, des appuis maçonniques lui feront rapidement rencontrer des universitaires, des savants et des hommes politiques .Comme en Egypte, les premières loges algériennes seront militaires ( Bugeaud, Cavaignac, Pélissier, Chanzy, Lamoricière) puis encadrées par des musulmans, le Saint-Simonien Ismaïl Urbain ou le Général Yusuf. La Tunisie plus cosmopolite aura eu, dès 1773 une loge livournaise ; en 1885, le Grand-Orient allumera les feux de la célèbre « Nouvelle Carthage » qui, depuis une quinzaine d’années, soutient un triangle tunisois.

Aujourd’hui même, les frères (et sœurs) peuvent se réunir à Beyrouth, à Amman et à Rabat. Au Caire les maçons se retrouvent discrètement sous le couvert du Rotary ; les frères algériens ou d’autres pays arabes ne peuvent assister à des tenues qu’en France ou dans le reste de l’Europe. C’est pourquoi les maçons européens libres doivent apporter toute leur aide pour soutenir leurs homologues moins favorisés et qui risquent beaucoup s’ils étaient découverts .C’est que les Saoudiens ont traduit en arabe dans les années 1970 le pamphlet anti-maçonnique de Léo Taxil et le diffusent largement dans la presse quotidienne populaire.
En Orient, longtemps, les artisans adhérèrent à des ordres soufis. Aujourd’hui, toutes les classes sociales se retrouvent dans des confréries. De même des membres de confréries adhèrent à des loges maçonniques, n’y voyant aucune contradiction.

Qu’on se rende bien compte, le citoyen du sud ou de l’est de la Méditerranée qui souhaite entrer en maçonnerie y sera poussé par sa propre culture basée sur la recherche initiatique et de ce fait sera en butte aux attaques des islamistes qui n’admettent ni le libre-arbitre ni le refus de l’endoctrinement dogmatique. Est-il si différent de son homologue du Nord qui, pendant des siècles, aura subi les mêmes contraintes ? D’ailleurs, à Annonay, en 1788, le musulman, qui rejoignit la loge locale, s’était déjà rendu compte que sa pratique du culte n’était pas incompatible avec l’adoption d’un rituel maçonnique.
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Christian Lochon


Eléments bibliographiques

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ARACTINGI Jean-Marc, LOCHON Christian, Secrets initiatiques en Islam et rituels maçonniques, Paris l’Harmattan 2010
ARKOUN Mohamed, L’Islam, approches critiques, Paris, Grancher, 1992
BOUISSON Maurice, Le secret de Shéhérazade, Paris, Flammarion, 1961
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CORBIN Henri, La philosophie islamique, Paris, Gallimard, 1975
ETIENNE Bruno, Abdelkader, Paris, Hachette, 1994
ETIENNE Bruno, POUILLON François, Abdelkader le Magnanime, Paris, Gallimard, 2008
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FINIANOS Ghassan, Islamistes, apologistes et libres-penseurs,Université de Bordeaux 2002
ISMAIL Mohsen, Comment interroger le Coran aujourd’hui ?, Paris, Le Monde de la Bible,No115 novembre 1998
LOCHON Christian, Corporations et confréries d’initiés en Islam, Paris, l’Initiation, 01/.1997
LOCHON Chistian, L’Islam libéral, Paris lLes Cahiers Laïques septembre 2000

LOCHON Christian , L’Islam, Paris Revue des Etudes, Demos , 2007
MERNISSI Fatima, Islam et Démocratie, Paris, Albin Michel 2010
SFAR Mondher, Le Coran est-il authentique ?, Paris, Editions Sfar, 2000
SKALI Faouzi, La Futuwah, Traité de chevalerie soufie, Paris, A.Michel, 1989
TRISTAN F., éditeur, La Franc-maçonnerie, documents fondateurs, Paris, Cahiers de l’Herne N°62, 1992
VALSAN Michel, l’Islam et la fonction de René Guénon, Nuits St Georges, Science Sacrée, juin 2003
VERNET Juan, Ce que la culture doit aux rabes d’Espagne, Paris, Sinbad, 1985
ZARCONE Thierry, Mystiques, Philosophes et Francs-maçons en Islam, Paris, Jean Maisonneuve, 1993
ZARCONE Thierry, Secret et Sociétés secrètes en Islam, Milan, Arché, 2002
ZIKRIA Niaz Ahmed, Les principes de l’Islam et de la démocratie, Paris Nouvelles Editions Latines, 1958, 2005

lundi 9 janvier 2012

Une autre conception de la Franc-Maçonnerie Universelle

Une autre conception de la Franc-Maçonnerie Universelle
LE GRAND ORIENT ARABE ŒCUMENIQUE
C’EST PLUS QU’UNE NOUVELLE OBEDIENCE
Par le Grand Maître National du GOAO
Grande Maîtrise de France
Abraham MOUNZER



Sous l’impulsion récente, et presque Illuminatrice, modestie toute gardée, du Grand Maître du Grand Orient Arabe, le Très Illustre Frère Jean-Marc Aractingi, une autre conception de la Franc-maçonnerie Universelle, commence à prendre corps.

Par fidélité aux Origines lointaines et reculées dans l’Histoire de la Franc-maçonnerie, et aux dimensions œcuméniques des Trois Religions Monothéistes Abrahamiques ; Par honnêteté Intellectuelle vis-à-vis de l’Histoire et des Fondements même des Droits de l’Homme ; Par ouverture sincère et objective aux courants Ésotériques de la Connaissance aussi bien en Orient qu’en Occident ; Par retour aux sources même de l’Esprit (des Confrèreries) de la Fraternité, longtemps oubliées, négligées, sous estimées volontairement ou involontairement ; Pour toutes ces raisons et bien d’autres, un TOURNANT, à la fois sur le plan intellectuel, philosophique, socioculturel, et civilisationel, s’est dessiné pour Ré-Orient-er les évolutions et déviations sectaires et politico-mercantiles, spiritualistes mais non Spirituelles, de certaines formes de Franc-maçonnerie.


A contrario, d’autres se sont forgés par intérêts « Territorialistes » Nationaux ou Transnationaux, des Frontières imperméables aux évolutions du Monde, aux Idées, aux Religions, aux courants Culturels, aux exégèses des Ésotérismes, aux Philosophies ; mais toujours avec les mêmes ambitions contradictoires de, soit disant, « améliorer l’Humanité ».

Cela rappelle les malheureux moments des dérives de l’Idéologie Dominante.

Avec beaucoup d’Humilité et de moyens modestes, mais avec une volonté ferme et infaillible d’un Groupe de Frères, Hauts Dignitaires de différentes Obédiences Françaises et Étrangères, nous avons perçu et compris cette problématique, et réagi afin de rendre à l’Histoire ce qui lui appartient ; Histoire tout court mais aussi Histoire de la Franc-maçonnerie, des rapports entre l’Orient et l’Occident ( dans ses deux formes positives et négatives), pour être en parfaite harmonie avec notre Conscience, notre Expérience, notre parcours vécu en tant que Franc-maçon. Il ne s’agit pas de Ré-écrire une Histoire différente de la franc-maçonnerie, mais de compléter ce qui a été fait, de corriger certains excès, de combler les lacunes liées à l’Histoire même de ces rapports Orient-Occident pour les améliorer, et participer aux dialogues des Cultures, des Religions et des Civilisations.

Certaines Obédiences se sont investies dans le « Sociétal », d’autres dans une pseudo-spiritualité approximative et synthétique, d’autres encore victimes de leur succès (loi de l’offre et de la demande) ont subi une aliénation intrinsèque implosive, défigurant l’Esprit même de la Franc-maçonnerie, en laissant au bord de la route des Frères sincères dans leur quête spirituelle.

Le Grand Orient Arabe Œcuménique n’est pas venu combler le vide lié aux mécanismes défaillants des autres Obédiences, mais répond à une NECESSITE HISTORIQUE, à un tournant important dans l’Histoire de la Franc-maçonnerie et des bouleversements dans le Monde à tous les plans.
L’Objectif n’est pas de remplacer, mais d’ouvrir les yeux des Frères et des Dignitaires toutes Obédiences confondues,, mais surtout les Profanes, sur l’Évolution même des Sociétés, au sens sociologique du terme, et par conséquent aux retombés spirituelles, négatives ou positives, afin de prendre conscience des changements pour que notre discours soit en parfaite Harmonie avec la Réalité des choses notamment sur le plan spirituel.

On s’est également aperçu, avec regret et désolément, que bien de « Groupes » de citoyens sont plus ou moins exclus de cet effet de rendre la Lumière répandue dans leurs esprits, alors qu’il y a une attente, historiquement et légitimement perceptible et justifiée, non seulement sur le plan de la Franc-maçonnerie, mais aussi dans le Monde Arabe et Non Arabe, de reconnaitre « nos Semblables » comme aptes et capables d’être des Frères, aussi sincères et respectables que les autres.

Nous avons aussi l’obligation Éthique et Morale, d’être attentifs aux prétendants et leurs méta-visions des problématiques aussi bien individuelles que sociétales ou culturelles.
Il est de la plus haute importance d’ouvrir les Portes, dans le sens réel, figuré et herméneutique du terme, aux questionnements qui tourmentent une bonne partie de ces peuples non privilégiés par « la Convenance Mondaine » et matérialistes des choses, d’avoir accès au savoir en tant que citoyen, ce qui est évident, élémentaire et basique pour toute Construction de Soi-même, mais aussi à la Connaissance Initiatique. De passer de l’Individualisation à l’Individuation (C.G JUNG)

Les peuples qui se réveillent, après avoir « expérimenté » presque tous les types de Système socio-politico-économiques avec amertume et déception, rêvent à un RE-ENCHANTEMENT
D’un Monde plus Fraternel, moins matérialiste et plus solidaire.

Mais si la Graine doit mourir pour renaître, si l’Aigle se réveille d’entre les Cendres, et si le Printemps revient resplendissant après la Mort d’Adonis, c’est parce que les Cycles qui président à cette Re-Naissance et à cette Métamorphose, sont régis par une Harmonie de la Construction. Car comment, par exemple, éviter le Chaos, porteur d’extrémisme et d’intolérance ? Comment faire sa « Révolution » intérieurement et extérieurement sans exclure l’Autre ? Comment faire « Son Printemps Adonisien » sans tomber dans le piège du Monstre qui nous guète ?

Voilà des questions, aux quelles nul ne peut prétendre donner des réponses toutes faites prématurément, ou fournir des postulats basés sur des analyses métamorphosées et habillées en bon Gentleman, alors que c’est quelques fois le déguisement du Diable (Shakespeare).

Je suis particulièrement attaché à une Éthique Individuelle d’abord, et par conséquent Sociétale. Cette Éthique nous impose une Responsabilité de l’Action, dans le Passé, le Présent et le Futur.
Chaque décision prise, elle doit l’être en fonction d’une Analyse la plus objective possible, non excluante, non partisane, non sectaire, avec toute l’anticipation presque visionnaire, des évolutions spécifiques de la Nature Humaine (et ses aléas) et des Sociétés.

Rien n’est figé dans ce Monde qui bouge d’une manière non déterministe, qui se modifie d’une façon perpétuelle et imprévisible. Si les Idées gouvernent le Monde, faut-il qu’elles soient Bonnes dans le sens que Paul RICOEUR lui donne.

On ne peut pas prétendre défendre la Fraternité, alors qu’on continue à accepter tant d’injustices, motivées, justifiées, argumentées, référenciées, tolérées, ou tout simplement volontairement oubliées ; Car, comme disait Talleyrand : « Ce qui est plus horrible que le mensonge, c’est la Vérité ».

D’où notre Obédience EST et sera le CREUSET de la Rencontre entre Orient et Occident, la Parcelle de Lumière attendue, le Chaînon Manquant en tant que catalyseur de l’Alchimie des Idées et des Pensées.
Ces propositions, et ce discours seront pertinents, dans le sens qu’ils essaient de s’éloigner du Formalisme Sclérosant, d’éviter de « ruminer » des assemblages de pseudo-spiritualités à effet anesthésiant, de sortir des analyses toute faites « Scolastiques » modernes, de favoriser les réflexions de l’Interdisciplinarité Positive non envahissante, de laisser la place à tout un chacun pour développer ses idées et sa spiritualité dans le RESPECT de l’Autre.

Si l’Orient est Terre de Lumière, de paradoxes, de convoitises, de malentendus, de fausses interprétations occidentales ; Il est aussi Terre de PAIX, de Religiosité, et de Messianismes.

Rien n’est plus dangereux que l’interprétation simpliste et réductrice de l’Histoire et des Civilisations. Raison pour la quelle notre démarche, sans nier nos propres défaillances, sera constructive dans le sens de Re-Visiter l’Histoire de cet Orient, avec l’œil de l’Historien, du Religieux, du Mythologue, du Mystique, etc...

Re-Visiter, pour mettre en relief les aspects et les facettes HUMANISTES, et Fraternels de ces Civilisations, AVANT et APRES l’Avènement des Religions Monothéistes. Revoir un Orient, en communion spirituelle avec l’Occident et le reste du Monde. Sonder le Christianisme Oriental si riche en Symboles, aller à la rencontre de l’Islam tolérant et pacifique dans son Essence. Approcher le Judaïsme Messianique imprégné d’Esprit Essénien de Paix et de Justice. Abolir les Préjugés à l’égard des Messages de l’Ère Pré-Monothéiste, et qui ont préparé le Terrain pour ces derniers (Mani, Mazda, Plotin, Hermès, etc..).Explorer tout apport de portée humaniste tout au long de l’Histoire de cet Orient et dans le Monde, et l’inscrire dans le patrimoine Spirituel

Notre Obédience ne s’est pas faite pour « recruter », mais pour « recevoir » toutes les bonnes volontés de Frères ou de profanes potentiellement Initiables, afin de construire un Édifice digne de nom, où la Fraternité n’est pas tributaire des Origines (affichées ou non), mais d’un véritable dessein d’une authentique Spiritualité Chevaleresque.

Source : www.goao.org