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samedi 26 février 2011

Dîner-Débat le 17 Mars 2011 à 20 heures : " L'Islam Initiatique"


La Respectable Loge de Recherche Khalil GIBRAN
(G.O.A.O.)
à l’Orient de Saint Cloud a le plaisir de vous inviter au dîner-débat organisé sur le thème :

« L’Islam Initiatique »

Présenté par Jean-Marc ARACTINGI
Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique

Le Jeudi 17 Mars 2011 à 20 heures
La participation à la soirée, repas compris, est de 20 € par personne.

Les places étant limitées, merci de vous inscrire avant le 15 Mars 2011 en adressant un chèque de réservation de 20 euros
à l’ordre du G.O.A.O. au :

G.O.A.O.

B.P. 6

77510 Rebais


Téléphone : 01 64 65 47 09 – 06 72 46 37 69 –
06 33 16 73 32


Ce dîner-débat est ouvert au public.
Nombre de places : 50.

Adresse : 2055 Quai Marcel Dassault- 92210 Saint-Cloud.

Métro : Pont de Saint Cloud

Rhin et Danube

Autobus : N° 175 Station Val d’Or

Tramway : « Les Coteaux » à 5 mn de la Défense

Train : Val d’Or (Gare Saint Lazare ou La Défense)

Parking Gratuit devant la péniche.
www.goao.org
www.grandorientarabe.org

mercredi 23 février 2011

Rituels et catéchismes au Rite Oecuménique de Jean-Marc Aractingi et Gilles Le Pape,L'Harmattan,Paris,2011


Quand la magie orientale s'incruste dans la tradition maçonnique. Ces rituels des quatre premiers degrés du rite Œcuménique (qui en compte sept), se structurent sur l’héritage des pères fondateurs, le REAA de 1804, et s’inspirent de l’ancienne maçonnerie musulmane opérative ainsi que des rituels des branches initiatiques de l’islam (Soufis, Druzes et Ismaéliens). C'est une adaptation (devrai-t-on dire "infiltration" ?) de ces rites orientaux qui sont synoptiques au REAA, mais qui à la différence des « nôtres », possèdent un aspect résolument magique. Ces « mystères » forment un apprentissage qui se complète au fil des grades, comme le récit d'Hiram qui se déroule en parallèle de la même manière.

En effet, les rituels qui soutiennent ces mystères orientaux sont étonnamment sont proches des rituels maçonniques, sur la forme comme sur le fond, à ce point qu’ils en sont parfois synoptiques (à la manière des évangiles du christianisme).
Le rite Œcuménique vise donc à « re-lier » la symbolique des trois mondes abrahamiques (chrétien, judaïque et musulman) en s’imprégnant des mystères de cet ésotérisme oriental.
Ce rite récent se pratique en France et en Orient, et cette édition est réalisée (un peu dans l’urgence) pour le Liban (pays arabe multiconfessionnel type) dont la maçonnerie est en pleine restructuration.
Les rituels sont complets (ouverture des TT :., fermeture, élévation et Instructions) et présentés dans leur contexte par une introduction d’une trentaine de pages.
N’en disons pas plus… il faut vous réserver du plaisir !

Rituels et catéchismes au Rite Oecuménique,Jean-Marc Aractingi et Gilles Le Pape,Editions L'Harmattan, Paris, 2011.

Disponible en librairie à partir du 1 Mars 2011 ( L'Harmattan, FNAC, Gibert, Amazon, Chapitre, Alapage...)
www.grandorientarabe.org

mardi 15 février 2011

mardi 1 février 2011

Egypte : Les Francs-Maçons Célèbres

EGYPTE: FRANCS-MACONS CELEBRES Site du Grand Orient Arabe Oecuménique sur "L'Orient Maçonnique"(www.grandorientarabe.org )

Mathieu de Lesseps

Frédéric Gastone Ventura dans les rites maçonniques de Misraïm et Memphis, cite un extrait de l'ouvrage de Bedarride De l'ordre maçonnique de Misraïm dans lequel il témoigne qu'il fut l'hôte du Frére Mathieu de Lesseps, à Livourne, oû il y fonda la loge "Napoléon" (au Rite Ecossais Philosophique) dont il fut Vénérable. Bedarride nous dit:" il fut présenté à l’Ecl[airé] F[rère] Mathieu Lesseps, consul général de France, qui éprouva la plus grande satisfaction à faire sa connaissance et à conférer avec lui sur la partie scientifique de notre art" et on note que Mathieu figure aussi sur la liste des Commandeurs de l'Ordre des Chevaliers Défenseurs de la Franc-Maçonnerie Universelle (une distinction honorifique du rite de Misraïm). il est indiqué en 1822 comme membre d’honneur de la loge de Misraïm, "Les Sectateurs de la Vérité" à Besançon .

Le Prince Ibrahim Pacha, Vice Roi d'Egypte, Franc-Maçon
Ibrahim Pacha est né dans la ville d'origine de son père, Kavala en Macédoine orientale .
En 1805 , à l'âge de seize ans, quand son père accède au poste de vice-roi d'Égypte, il est retenu prisonnier par un amiral ottoman. Ibrahim retrouve la liberté quand son père repousse avec succès la tentative d'invasion du Royaume-Uni en Égypte menée par le général Alexander Mackenzie-Fraser .
En 1813 , Ibrahim gouverne temporairement l'Égypte lorsque son père part en Arabie pour combattre les wahhabites . En 1816 , il succède à son frère Toussoun au poste de commandant de l'armée égyptienne d'Arabie. Il était franc-maçon.

Le Prince Ismail Pacha(1830-1895), Vice-Roi d'Egypte, Grand Maître de la Grande Loge d'Egypte.Franc-Maçon.
Le Prince Ismaïl Pacha, fils d'Ibrahim Pacha, khédive d'Egypte va être initié par les Français, notamment par le groupe de Ferdinand de Lesseps qui compte surtout des maçons constructeurs. Il encouragea la construction du canal de Suez. En 1879 il fit présent aux États‑Unis de l'obélisque érigé à New York. Franc-Maçon, il fut Grand Maître de la Grande Loge d'Égypte.

Le Prince Egyptien Mustafa Fazi Pacha, fils ainé de Muhammad Ali et demi-frère du Khédive d'Egypte Isma'il Pacha, Franc-Maçon ( voir aussi dans Turquie, Galerie III)
Initié à l'Union d'Orient, il fut en Turquie tour à tour ministre de l'éducation en 1862, ministre des finances en 1864, et président du conseil du Trésor en 1865.

Le Prince Egyptien Mohammed Abdelhalim Pacha né en 1831, Franc-Maçon ( voir aussi dans Turquie, galerie III). Mohammed Abd-ul Halim Pacha;d'origine égyptienne, frère du Khédive d'Egypte se rendit très jeune à Paris et n'a pu participé à la renaissance égyptienne. Il a été instruit par les Ottomans et est le fondateur du Suprême Conseil de Turquie. Fondateur du "Rite Ottoman Rectifié", il s'opposa au Suprême Conseil du R.E.A.A. turc. Exilé en Belgique il obtint une patente de Grand Maître de District ce qui lui permit de fonder la première Grande Loge Egyptienne en Belgique.

Le Prince Halim Pacha, Vice-Roi d'Egypte, Grand Maître de la Grande Loge Nationale d'Egypte de 1867 à 1868. Franc-Maçon. Un Grand Orient d'Egypte du Rite de Memphis fut fondé en 1867, dirigé par le Marquis de Beauregard ; lui succéda le Prince Halim Pasha, fils de Mehmet Ali, Vice-roi d'Egypte, considéré comme le vrai fondateur de l'Egypte moderne. Halim Pasha succéda à son père à la tête du pays.
Le 21 mars 1873 les différentes loges fonctionnant en Egypte s'unissaient à Alexandrie pour former la Grande Loge Nationale d'Egypte et le 5 mars 1878 son siège fut transféré au Caire mettant fin à l'état d'anarchie existant dans la maçonnerie égyptienne. Tawfiq Pasha, alors Khedive (Vice-roi) fut élu Grand Maître en 1881, et un grand nombre de personnalités égyptiennes, tels que Jamal ed'din al-Afhani, le grand érudit islamique et réformateur, rejoignirent les ateliers maçonniques, qui se sont multipliés au point qu'on en comptait plus de 500, "travaillant en anglais, français, grec, hébreu et italien, en plus de l'arabe." Al-Afghani et son disciple Mohammed Abdou s’adressèrent à leurs camarades dans les cercles libéraux de l'Egypte comme “ 'ikhawan al saffa wa khullan al wafd” (sincères fréres et fidèles compagnons).
Tawfik Pasha démissiona de son poste en 1890 et Idris Bey Raghib fut élu Grand Maître. Fils d'un ancien Premier Ministre d'Egypte, Idris Bey était riche, il avait fondé le parti politique Al-Fatah (Jeune Egypte) (qui n'a aucun rapport avec le Fatah d'aujourd'hui). La Franc-maconnerie égyptienne fut florissante durant la période où il était Grand Maître

Le Prince Tawfik Pacha, Vice- Roi d'Egypte, Grand Maître de la Grande Loge Nationale d'Egypte de 1881 à 1890. Franc-Maçon
Tawfiq Pasha, alors Khedive (Vice-roi) fut élu Grand Maître en 1881, et un grand nombre de personnalités égyptiennes, tels que Jamal ed'din al-Afhani, le grand érudit islamique et réformateur, rejoignirent les ateliers maçonniques, qui se sont multipliés au point qu'on en comptait plus de 500, "travaillant en anglais, français, grec, hébreu et italien, en plus de l'arabe." Al-Afghani et son disciple Mohammed Abdou s’adressèrent à leurs camarades dans les cercles libéraux de l'Egypte comme “ 'ikhawan al saffa wa khullan al wafd” (sincères fréres et fidèles compagnons).
Tawfik Pasha démissiona de son poste en 1890 et Idris Bey Raghib fut élu Grand Maître. Fils d'un ancien Premier Ministre d'Egypte, Idris Bey était riche, il avait fondé le parti politique Al-Fatah (Jeune Egypte) (qui n'a aucun rapport avec le Fatah d'aujourd'hui). La Franc-maconnerie égyptienne fut florissante durant la période où il était Grand Maître.

Le Juge Idris Bey Raghib, Grand Maître de la Grande Loge Nationale d'Egypte. Franc-Maçon Fils d'un ancien Premier Ministre d'Egypte, Idris Bey était riche, il avait fondé le parti politique Al-Fatah (Jeune Egypte) (qui n'a aucun rapport avec le Fatah d'aujourd'hui). La Franc-maconnerie égyptienne fut florissante durant la période où il était Grand Maître.

Le Prince Mohammed Ali fils du Khédige Tawfik, Grand Maître de la Grande Loge Nationale d'Egypte , Franc-Maçon Le Prince Mohammed Ali succéda à Idriss Raghib à la tête de la Grande Loge Nationale d'Egypte, mais Idris Bey Raghib contesta cette décision de la Grande Loge et fonda avec d'autres "Frères" une Grande Loge concurrente. Ce conflit entre deux puissances maçonniques aboutit au retrait de la reconnaissance par les Grandes Loges d'Angleterre et d'Ecosse.
Finalement une solution fut trouvé sous l'égide du Grand Orient de France et une nouvelle Grande Loge Nationale d'Egypte fut fondé en 1932 avec Abdel Meguid Younis comme Grand Maître.

Jammaledinn al Afghani Franc-maçon Parmi les papiers personnels de Jamaleddine figure la demande d’adhésion à la franc-maçonnerie que celui-ci avait formulée en langue arabe le 31 mars 1875, c’est-à-dire peu après l’inauguration de la loge Kawkab-Esh-Sharq ( Constellation de l’Orient ) : Je prie les frères de la pureté et les amis de la sincérité je veux dire les membres de la sainte société des maçons, à qui rien ne peut nuire, ni causer aucun dommage, de m’autoriser de faire partie de cette société vénérée et d’approuver mon adhésion à la chaire honorée ».
Plus tard, sur une page de carnet , Jamaleddine a noté : « Je suis entré à la loge le 10 ashoura 1293 (le 6 février 1876) pendant mon séjour en Egypte ». Il deviendra le vénérable de cette loge le 7 juin 1878. La loge comptait alors 300 membres. Ainsi Jamaleddine y côtoiera la plupart des leaders nationalistes égyptiens, Mohamed Abdo, le Colonel Orabi, Adib Ishaq et il convaincra Mahmoud Sami Pacha, le premier ministre, d’y adhérer. Ainsi, les loges étaient devenues, comme cela se fera à Istanbul et à Smyrne, le lieu de regroupement des nationalistes égyptiens, qui y retrouveront l’élite européenne expatriée à Alexandrie ou au Caire. Le Parti National Egyptien, anti-anglais, avait adopté comme périodique La Jeune Egypte bilingue français et arabe, qui était en fait l’organe de presse maçonnique de l’époque. Jamaleddine, en se rendant en Europe, allait disposer ainsi d’un carnet d’adresses enviable. Néanmoins, il éprouva quelques déboires dans ce cadre; Halim Pacha, on l’a vu, souhaitait succéder au Khédive Ismaïl qui inaugura une filiation par primogéniture et obtint que son fils Tewfiq lui succède. Or, Halim Pacha était ottomanophile, et tous les Francs-Maçons le soutenaient. Mais, à titre personnel, et pour des motifs nationalistes intra-égyptiens, Jamaleddine soutint la candidature de Tewfiq ; même le consul de France, Tricou, pour les mêmes motifs maçonniques, essaya de le convaincre de soutenir Halim Pacha. Jamaleddine devait alors se brouiller avec ses frères égyptiens, et lorsqu’il sera expulsé d’Egypte, les loges ne viendront pas à son secours, ce qu’il regrettera amèrement dans sa correspondance.


Mahmoud Sami Pacha, Premier Ministre Franc-Maçon
Ainsi Jamaleddine y côtoiera la plupart des leaders nationalistes égyptiens, Mohamed Abdo, le Colonel Orabi, Adib Ishaq et il convaincra Mahmoud Sami Pacha , le premier ministre, d’y adhérer.


Le Colonel Ahmad Orabi Pacha, Franc-Maçon Ainsi Jamaleddine y côtoiera la plupart des leaders nationalistes égyptiens, Mohamed Abdo, le Colonel Orabi , Adib Ishaq et il convaincra Mahmoud Sami Pacha, le premier ministre, d'y adhérer.


Rifa'a al-Tahtawi ( 1801 , ?- 1873 , Le Caire ?) ( رفاعة رافع الطهطاوي , en arabe ) est un réformateur égyptien, Franc-Maçon ? Rifa’a al-Tahtawi séjourna en France durant cinq années (1826-1831) au cours desquelles il se consacra à l’étude de la pensée occidentale alors qu’il avait été envoyé comme simple imâm. Ainsi, il se familiarisa avec la langue et la littérature françaises. Il fut impressionné par les idées des philosophes des Lumières tels que Voltaire, Rousseau ou Montesquieu.


Le Grand Mufti d'Egypte Mohammad Abdou, Franc-Maçon.
En Egypte, le grand mufti Mohamed Abdou avait adhéré à cette vision pacifique et tolérante de l’islam. C’était un homme à l’esprit ouvert qui influença les dirigeants arabes de son temps, dont Nasser et les promoteurs du socialisme arabe. Abdou était favorable à une sorte de « despotisme éclairé » (dont le colonel Nasser serait un parfait exemple) ouvrant la voie à des réformes résolument démocratiques. Comme l’émir Abd el Kader au XIXe siècle, Abdou était franc-maçon et planchait au sein de la Grande Loge d’Orient.


Le Premier Ministre Saad Zaghloul ( 1859-1927), Premier Ministre d'Egypte en 1924, Franc-Maçon Elève de Mohammed Abdo ( Franc-Maçon ) il contribua comme ce dernier à défendre les idéaux réformateurs et humanistes. Il fut l'un des artisans de l'émancipation de la femme arabe comme en témoigne cet article:
Mohammed Abdoh ( 1849-1905) est considéré, avec Jamal al-Din al-Afghani, comme étant le plus grand réformateur initiateur du mouvement de renaissance arabe. Son objectif fut d'amener la société arabo-musulmane à entrer dans une période de Lumière التنوير , à l'intar de ce qui s'est passé en Europe. Pour Abduh, la défense des droits de la femme et l'éducation de celle-ci constituent des priorités pour la réalisation des réformes de la société arabe.
D'autres personnalités politiques et intellectuelles jouèrent un rôle très important dans ce mouvement de libération de la femme. Parmi ces personnalités, citons rapidement :
- Saad Zaghloul سعد زغلول , un homme politique et chef du parti national égyptien ( حزب الأمة ) qui a soutenu et encouragé les intellectuels écrivant sur le sujet de l'émancipation de la femme.
- Lotfi al-Sayyid, qui l'on appelait le maître de la génération ( أستاذ الجيل ) avait écrit des articles dans lesquels il diffusa l'idée de l'éducation de la femme.
Il faut aussi souligner le rôle joué, dans les années 1880, par les Salons de discussion ( صالون - نادي ) , comme celui la princesse Nazlî au sein duquel se retrouvaient les intellectuels et les responsables politiques pour discuter et diffuser les idées nouvelles. Ces Salons avaient un caractère réformiste et maçonnique .
D'autres intellectuels vont faire leur apparition sur la scène des débats, comme Georgy Zaydân ( جرجي زيدان ) et Salâma Moussa.


Ahmad Loutfi al Sayyed , Franc-Maçon?
Né le 15 janvier 1872, au gouvernorat de Dakahlia il a obtenu son diplôme de la Faculté de droit en 1894. Il a rencontré au cours de ses études il a pu faire la connaissance de l'Imam Mohammed Abdou et fut influencé par sa pensée réformiste. Il était nommé ministre de l'Intérieur, président de l'Académie de la langue arabe, président de Dar Al Kotob (maison des livres), directeur de l'Université égyptienne, comme il a été l'un des leaders de l'éveil et de l'éducation en Egypte au XXème siècle. Nommé professeur de la génération, il est mort en 1963. Fondateur du parti Al Oumma, il est le pionnier du libéralisme égyptien



Le Roi Farouk d'Egypte. Franc-Maçon?

Le Premier Ministre d'Egypte Ahmad Maher Pacha, Grand Maître de la Grande Loge d'Egypte.
Ahmed Maher Pacha (1888 - 24 Février, 1945) (arabe: أحمد ماهر باشا ) a été le Premier ministre de l'Egypte à partir de Octobre 10, 1944 à Février 24, 1945.
La Grande Loge d’Egypte était très active. A sa tête se trouvait le Grand Maître Ahmed Maher Pacha, le Grand Secrétaire était Mohamed Rifaat bey, qui oeuvrait sans cesse pour la cause maçonnique, aussi bien en Egypte que dans d’autres pays arabes, particulièrement la Syrie et le Liban. C’est ainsi que plusieurs Loges « régionales » furent créées pour le degré 18, puis cesLa Grande Loge d’Egypte était très active. A sa tête se trouvait le Grand Maître Ahmed Maher Pacha, le Grand Secrétaire était Mohamed Rifaat bey, qui oeuvrait sans cesse pour la cause maçonnique, aussi bien en Egypte que dans d’autres pays arabes, particulièrement la Syrie et le Liban. C’est ainsi que plusieurs Loges « régionales » furent créées pour le degré 18, puis ces Loges ont réussi enfin à constituer une Autorité maçonnique indépendante baptisée Grande Loge de Syrie, en référence à la Grande Loge d’Egypte sous l’égide et l’autorité de laquelle elle travaillait.
(Ici sur la photo avec les trois filles cadettes du feu roi Fouad Ier arrivant à un gala en 1938: de g.à droite et au premier plan les Princesse Faiza, Faika et Fathia. Au second plan l'on reconnait Ahmed Maher pacha, Mahmoud Khalil bey, président du Sénat et Ali Maher pacha, et Madame Michalla pacha, dame d'Honneur de la Cour).

Le Président Gamal Abdel NASSER, Président de la République Arabe d'Egypte de 1956 à 1970. Franc-Maçon ? Il est le Fondateur d'une Obédience Maçonnique appelée " Vallée du Nil"


Le Président Anouar el Sadate, Président de la République d'Egypte de 1970 à 1981. Franc-Maçon ? A appartenu à la Franc-Maçonnerie.

President Gamal Abdul Nasser 1954 to 1970 and Muhammad Anwar Sadat 1970 to 1981 was also member of the A.E.O. & A.N.O.M.S. (Ancient Egyptian Order & Arab Noble Of The Mystic Shrine).(?)

http://www.grandorientarabe.org/

lundi 31 janvier 2011

En 2 Ans d'Existence le Site d'Etude et de Recherche sur "L'Orient Maçonnique" du Grand Orient Arabe Œcuménique a reçu 160.000 Visites




Le Site d’Étude et de Recherche du Grand Orient Arabe Œcuménique sur « L’Orient
Maçonnique » (www.grandorientarabe.org ) a 2 Ans d’Existence.
Il a reçu durant ces deux années 160.000 visites et 457.000 pages consultées.*
Les visiteurs proviennent de plus de 150 pays principalement de France, de Belgique, du Canada,du Liban….
mais aussi et surtout des pays où la franc-maçonnerie est interdite ou peu tolérée comme l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, Oman, la Syrie, l’Égypte, le Kuwait, le Qatar, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Pakistan, le Turkménistan, la Chine…ce qui réconforte la raison d’être de ce site (voir page « Accueil »).
Sans oublier les pays d’Afrique : Congo, RCA, Mali, Ghana, Côte d’Ivoire… (Voir tableau des pays dans « News »).
La Page FaceBook de ce site créée il y a 18 mois a à ce jour 2.200 Fans.
Nous tenons en ce jour d’Anniversaire à remercier les Internautes et Fans de leur fidélité.
* voir page « Divers, Statistiques »

vendredi 28 janvier 2011

Le 1e Février 2011, le GOAO fête les 2 Ans de son Site d'Etude et de Recherche sur " L'Orient Maçonnique"- http://www.grandorientarabe.org



Le Site d’Étude et de Recherche du Grand Orient Arabe Œcuménique sur « L’Orient
Maçonnique » (www.grandorientarabe.org ) a 2 Ans d’Existence.
Il a reçu durant ces deux années 160.000 visites et 457.000 pages consultées.*
Les visiteurs proviennent de plus de 150 pays principalement de France, de Belgique, du Canada,du Liban….
mais aussi et surtout des pays où la franc-maçonnerie est interdite ou peu tolérée comme l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, Oman, la Syrie, l’Égypte, le Kuwait, le Qatar, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Pakistan, le Turkménistan, la Chine…ce qui réconforte la raison d’être de ce site (voir page « Accueil »).
Sans oublier les pays d’Afrique : Congo, RCA, Mali, Ghana, Côte d’Ivoire… (Voir tableau des pays dans « News »).
La Page FaceBook de ce site créée il y a 18 mois a à ce jour 2.200 Fans.
Nous tenons en ce jour d’Anniversaire à remercier les Internautes et Fans de leur fidélité.
* voir page « Divers, Statistiques »

jeudi 27 janvier 2011

Les Présidents Africains Francs-Maçons

Dossier : Les Présidents Africains Francs-Maçons
Si les "Frères de Lumière" hantent les palais présidentiels du continent, ils ont davantage perpétué les travers de la Françafrique que diffusé l'idéal humaniste maçonnique.

La scène a près de huit ans d'âge mais n'a pas pris une ride. Le 22 octobre 2000, à la nuit tombée, le criminologue Alain Bauer, alors grand maître du Grand Orient de France (GODF), reçoit cet appel insolite d'un conseiller élyséen : « Un colonel de la gendarmerie mobile de Côte d'Ivoire veut vous parler de toute urgence. » Soit. Bientôt, un dialogue ubuesque s'engage entre le pandore africain et le dignitaire franc-maçon replet au crâne poli, amateur de havanes et de mots d'esprit. « J'ai pour instruction de marcher sur le siège du FPI à la tête d'une colonne blindée, confie le gradé, faisant ainsi allusion au Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, vainqueur annoncé d'un scrutin présidentiel orageux. Or cet ordre est contraire à mes convictions maçonniques. J'ai besoin de tes conseils. » « Les valeurs démocratiques valent plus qu'une injonction illégale », tranche Bauer. « En tant que militaire, je suis soumis au devoir d'obéissance », riposte le gendarme. « Si tu ne suis pas ta conscience, assène le grand maître, on te radie de l'obédience. » Le lendemain, l'ex-patron du GO découvre, en parcourant le quotidien Libération, qu'un convoi lancé sur le QG abidjanais de Gbagbo a mystérieusement changé de cap. « Pour une fois, ironise-t-il, j'ai eu l'impression de servir à quelque chose. Quelle puissance ! »


Trombinoscope


Tous les chefs d'État africains francs-maçons gravitent dans l'orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

Les frères au grand jour


1) Omar Bongo Ondimba (Gabon). ( Note du GOAO, remplaçé après sa mort par son fils Ali Bongo)

2) Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).

3) Idriss Déby Itno (Tchad).

4) François Bozizé (République centrafricaine). A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d'une Église du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l'automne 2007 la bénédiction du pape Benoît XVI.


Les frères de l'ombre


Ceux-là s'abstiennent de confirmer, voire démentent. Il arrive que les sources initiées consultées par L'Express se contredisent...

5) Abdoulaye Wade (Sénégal). A, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D'autant qu'il doit tenir compte de l'hostilité de l'islam confrérique envers la franc-maçonnerie.

6) Blaise Compaoré (Burkina Faso). Parrainé par son ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé.

7) Amadou Toumani Touré (Mali).

8) Mamadou Tandja (Niger).


9) Thomas Yayi Boni (Bénin).


10) Paul Biya (Cameroun). Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères


Ils ont été approchés et envisagent de rallier la « tribu ».

11) Faure Gnassingbé (Togo).

12) Joseph Kabila (République démocratique du Congo).

Réseau des réseaux, la maçonnerie n'en finit plus de fasciner, au risque du fantasme. En Afrique plus qu'ailleurs, la saga des « frères trois points » s'est trouvé un terreau fertile, tant ses codes et ses usages y font écho à la magie des rites initiatiques ou du bois sacré et à la force ancestrale du clan. Le désir d'accéder à ce sanctuaire laïc de l'élite blanche, puis le souci d'instaurer avec l'ex-métropole coloniale des canaux inconnus des profanes, discrets vecteurs d'influences, ont fait le reste. Au-delà des fables, un fait : sur le continent, une douzaine de chefs d'État de l'espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul le Gabonais Omar Bongo Ondimba, initié jadis par un certain Naudy, inspecteur général des PTT, athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo Brazzaville, son cadet et néanmoins beau-père, Denis Sassou-Nguesso, alias DSN, longtemps énigmatique, sinon méfiant, se fait prosélyte. Au point d'avoir orchestré la « conversion » du putschiste centrafricain François Bozizé et du Tchadien Idriss Déby, initié en 1996 en même temps que ses cousins zaghawa Tom et Timan Erdimi, devenus depuis lors les cerveaux d'une rébellion aux aguets en lisière du Darfour soudanais... Les soutiens fraternels n'ont pas manqué à Jean Ping, gabonais lui aussi, lorsqu'il brigua la présidence de la Commission de l'Union africaine. Pour le reste, on navigue entre rumeurs, demi aveux et démentis ambigus.

Mesurée à l'aune des guerres et guérillas qui endeuillent l'Afrique, l'autorité de la maçonnerie a du plomb dans l'aile. Car l'histoire des médiations entreprises çà et là au nom des « enfants de la Veuve » ressemble à s'y méprendre à la chronique d'un long échec. Certes, les « frangins » peuvent à bon droit se prévaloir de leur activisme louable dans les coulisses du centre Kléber, théâtre en janvier 2003 d'un rabibochage inter ivoirien aussi théâtral que fictif. Lors de la révolte civile qui ébranla 1991 l'assise du Malgache Didier Ratsiraka, il se peut que la sage neutralité des frères engagés de part et d'autre ait concouru, aussi, dans l'ombre des influentes Églises malgaches, à conjurer le spectre du bain de sang. Tout comme elle entravera, une décennie plus tard, l'insurrection de Toamasina (l'ex-Tamatave), bastion d'un Ratsiraka qui récuse la victoire de son rival Marc Ravalomanana. De même, en rédigeant ès qualités un document solennel, la Fraternelle béninoise a sans doute amplifié en 1989 la portée de la Conférence nationale, vaste déballage un rien pagailleux dont l'ex-Dahomey fut le pionnier. Reste que la traçabilité des succès revendiqués paraît pour le moins aléatoire. Allez prouver que l'on doit à l'aura de tel vénérable l'alternance apaisée du Sénégal en 2000, ou, deux ans plus tard, la retenue du général ivoirien Robert Gueï, tenté d'arracher par les armes un mandat présidentiel que lui refusent les urnes... « Oui, nous avons évité des conflits armés ! » tonne l'avocat François Stifani, grand maître de la Grande Loge nationale française (GLNF). Où et quand ? Mystère.

Un legs colonial

Dédiée à « Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés », la première loge en terre africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal. Il s'agira longtemps d'une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires. Plusieurs maçons fameux ont plaidé en faveur de l'abolition de l'esclavage, notamment l'abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor Schœlcher. D'autres ont œuvré à l'expansion de l'empire français, tels Pierre Savorgnan de Brazza et Jules Ferry, désireux d'« apporter les Lumières aux races inférieures ». L'émir algérien Abd el-Kader a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au xxe siècle. Citons le Sénégalais Blaise Diagne, nommé commissaire de la République en 1918 par Clemenceau, puis sous-secrétaire d'État aux Colonies sous Paul Doumer, ou le Guyanais Félix Eboué, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l'Afrique centrale à la France libre. A l'heure des indépendances, les loges africaines s'émancipent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du GO et de la GLNF.

A lire : La FRANC-MAÇONNERIE en Afrique, par Georges Odo. Éditions maçonniques de France, 2000.


Les revers, eux, sont dénués d'ambiguïtés. En 1993, la tentative de réconciliation menée au siège du GO entre le satrape togolais Gnassingbé Eyadema et ses opposants n'aboutit à rien. Quand, en 2003, Alain Bauer réunit les émissaires des crocodiles du marigot ivoirien, c'est pour entendre un maçon pro Gbagbo lâcher sans ciller que « les Burkinabés - entendez les musulmans dioula du nord du pays - ne sont pas des êtres humains ». Mais aucun épisode ne reflète mieux l'impuissance des « triponctués » que le fiasco congolais. Conflit ô combien fratricide : il met aux prises dès 1993 le président sortant Pascal Lissouba, adepte du Grand Orient initié l'année précédente à Besançon, au lendemain de sa prestation de serment, et le général Denis Sassou-Nguesso, illuminé quant à lui à Dakar sous le label GLNF. Pour l'anecdote, Sassou avait vainement tenté d'attirer son futur ennemi juré dans l'orbite de sa propre obédience… Missions multiples, appels pressants, palabres « sous le maillet » : rien n'y fit. Pas même l'entregent du roué Bongo. « La raison avait quitté la Cité, soupire Joseph Badila, ancien très puissant souverain grand commandeur du Grand Orient et des loges associées du Congo (1). L'appétit de pouvoir prévaut souvent sur nos idéaux. C'est ainsi : les maçons sont partout, la maçonnerie nulle part. » Conseiller pour l'Afrique de François Mitterrand entre 1981 et 1986, le frère Guy Penne connaît la complainte. « Je me souviens avoir organisé des agapes - banquet rituel - à la mairie de Pointe-Noire. Six convives, venus de tous les camps. Ce fut très fraternel. Un mois après, ils se foutaient sur la gueule. »


Déchirements internes et guéguerres de succession


En août 1999, même topo. Réunis au siège du GO, rue Cadet (Paris IXe), les envoyés des trois belligérants - Sassou, Lissouba et Bernard Kolélas - doivent finaliser un « pré-accord ». Las ! On attendra en vain la délégation du premier nommé. C'est dire combien la sévère mise en demeure adressée quelques mois plus tôt aux frères dévoyés par Philippe Guglielmi, alors à la tête du Grand Orient, avait fait long feu. Le prédécesseur d'Alain Bauer peut au moins se targuer d'une intercession utile : en joignant in extremis DSN en brousse, il sauva sans doute la vie à six civils, dont trois francs-maçons, que les miliciens Cobra du futur vainqueur brûlaient de liquider.

Si le tablier, l'équerre et le compas garnissent la panoplie de tant de puissants, ils ont longtemps suscité la méfiance, voire l'hostilité des potentats du continent, hantés par la terreur du complot. Pour preuve, cet échange, en 1981, entre Guy Penne et le Béninois Mathieu Kérékou, marxiste repenti sur le tard. En visite à Cotonou, l'africain de l'Élysée prévient son hôte de son intention de rendre visite dans l'après-midi à ses frères locaux.

« Comment ? Vous êtes franc-maçon ? tonne Kérékou. Et Mitterrand le sait ? - Bien sûr. - L'est-il lui-même ? - Non. - Et il vous laisse faire... Au fait, pourquoi m'en parler ? - Mes amis hésitent à se réunir sans votre aval. Or leurs requêtes écrites restent sans réponse. - Mais qui vous dit qu'ils ne conspirent pas contre moi ? » Plus tard, le même Penne s'emploiera à désamorcer les soupçons de Laurent Gbagbo, dont l'oncle, Laurent Ottro, patron de la Société ivoirienne de raffinage, est pourtant un frère fameux. Il faut dire que la Côte d'Ivoire fut, sous le règne du très catholique Félix Houphouët-Boigny, le théâtre d'authentiques persécutions. En 1963, invoquant une cabale imaginaire, le patriarche de Yamoussoukro embastille plusieurs ministres et députés. Ernest Boka périra en détention. Quant aux rescapés, ils seront réhabilités, après qu'Houphouët, fourvoyé à l'en croire par le chef de sa police, eut fait amende honorable. Et c'est sur les instances de Pierre Biarnès, alors correspondant du Monde en Afrique de l'Ouest et mandaté par le Grand Orient, qu'il autorise les frangins du cru à « rallumer les feux ». Le Zaïrois Mobutu, lui, lève en 1972 à la demande du GO de Belgique l'interdit décrété sept ans plus tôt. Quant au Malgache Ratsiraka, il affiche envers les « trois-points » une défiance inaltérable. « Normal, grince Guy Penne. Un despote marxisant marié à une grenouille de bénitier : voilà bien le cocktail antimaçonnique parfait. » Au jeu des anathèmes, les sectes évangéliques supplantent désormais l'Église de Rome. « Il a fallu les calmer, ces pasteurs, admet un proche de Sassou. Des frères hauts placés au sein des services de sécurité s'en sont occupés. » Nulle part pourtant la chasse aux maçons ne fut plus barbare qu'au Liberia anglophone, paradis des loges jusqu'au coup d'État du sergent Samuel Doe (1980). Sur fond de massacres, le mutin ordonnera le saccage du temple le plus fameux de Monrovia. S'il n'y a pas mort d'homme, la violence des querelles au sein même de la nébuleuse des Lumières laisse pantois. Il y a bien sûr la rivalité entre le GODF, réputé de gauche et très attaché à la laïcité, et la GLNF, qui attend de ses ouailles la foi en un Grand Architecte d'essence divine ; classée à droite, celle-ci doit à sa stratégie d'entrisme par le haut - priorité à la cooptation des chefs d'État - de tailler depuis vingt ans des croupières au Grand Orient, pionnier de l'enracinement maçon en terre d'Afrique. Témoin, le 90e anniversaire de la Grande Loge nationale française, fêté avec faste en décembre 2003 dans un palace cannois : un écran géant déployé dans le lobby du Grand Hôtel diffuse alors en boucle l'arrivée à l'aéroport de Nice d'une demi-douzaine de présidents africains, Bongo et Sassou en tête, escortés par le grand maître Jean-Charles Foellner. Mais il y a surtout les déchirements internes et les guéguerres de succession

Un rire franc et maçon

Autrefois patron de la cellule africaine de l'Élysée, le truculent Guy Penne, lui-même haut gradé du Grand Orient, se plaît à raconter cette anecdote : « Un jour que nous discutons à trois - Omar Bongo, François Mitterrand et moi - le président se met à me charrier en ces termes : “Ah ! mais c'est vrai que, tous les deux, vous êtes... Comment dit-on chez vous, déjà ? Des cousins ? Non, des frères, c'est cela.” Bref, il faisait son numéro et, pour tout dire, se fendait la pêche. » Enclin à ironiser sur les « frérots la grattouille », référence à la poignée de main codée des trois points, l'homme de Latché appréciait en connaisseur la blague favorite de son ami Penne. Laquelle met en scène un initié cuisant à petit feu dans une marmite, au centre d'un village africain. En désespoir de cause, le captif adresse au sorcier local le signe de détresse des maçons. « Tu es un frère ? », s'enquiert le marabout. « J'en suis. - De quelle obédience ? - C'est tellement important ? - Oui, j'aime préciser sur le menu. »

« Pourquoi pas une ligne Subvention Foellner au Budget ? »

Le profane ne saurait soupçonner la virulence des imprécations, parfois fondées d'ailleurs, qui circulent par courrier ou sur le Web. Affairisme, détournements de fonds, cavalerie financière, mœurs, alcoolisme : tout est bon pour détrôner l'adversaire. En 2004, un document suffit à ébranler les colonnes du temple GLNF. Il s'agit de la photocopie d'une lettre à en-tête du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie du Congo Brazzaville, datée du 18 novembre 2002 et signée par Rodolphe Adada, titulaire du portefeuille à l'époque. La missive prie le trésorier-payeur général de remettre, « sur instructions du président de la République », la somme de 250 millions de francs CFA - soit plus de 380 000 euros - au grand maître Foellner. « Montage ! Faux grossier ! s'insurge Adada, prompt à pointer les incohérences de la lettre. Si le chef de l'État voulait faire don d'une telle somme, croyez-vous vraiment qu'il agirait ainsi ? Pourquoi pas inscrire carrément une ligne Subvention Foellner au Budget ? » « Ce poulet est douteux, nuance un Congolais initié à plus d'un titre, mais la pratique est courante. Dans le genre, croyez-moi, on a vu pire. » Jamais Alain Bauer n'oubliera ce tête-à-tête avec Omar Bongo, au Palais du bord de mer, à Libreville, ni les trois mallettes pleines de cash, posées sur l'estrade où trône le bureau du chef. « Il prétendait épauler ainsi la fraternité, se souvient le criminologue. Un vrai choc culturel... »

« Un univers pourri jusqu'à la moelle »

Un autre travers fausse l'équerre : l'initiation à marche forcée de despotes élus ou pas, hermétiques aux idéaux humanistes de la maçonnerie et propulsés au sommet de la hiérarchie, sinon à la tête d'une obédience taillée sur mesure. « Brûler ainsi les étapes, c'est idiot », grommelle Guy Penne. Tel fut le cas du défunt Robert Gueï, initié en présence d'une brochette d'anciens officiers français et catapulté en un clin d'œil au 33e degré, dignité suprême. Soulève-t-on ce dévoiement et l'ascension météorique de Sassou devant François Stifani (GLNF) ? La riposte cingle : « Je ne peux pas vous laisser dire ça. Le président Sassou-Nguesso tient son maillet de manière impeccable. Chez lui, l'observance des rites est exemplaire. Moi, à la différence de mes amis du GO, je ne fais pas de politique. » L'ennui, c'est que DSN, lui, ne fait que cela. « Il veut verrouiller un consensus maçon en sa faveur d'ici à l'échéance présidentielle de 2009, avance un dignitaire congolais. Son gouvernement compte une vingtaine de frères, mais où sont les écoles, les dispensaires, les routes, les emplois, les retraites, la justice, la solidarité, le partage. Où ? Que devient le pactole que nous vaut la flambée du cours du pétrole ? » « Cessons donc d'infliger des leçons à l'Afrique, réplique Stifani l'Antibois. Pourquoi la France jetterait-elle l'anathème sur ses leaders au moment où l'Amérique et la Chine les courtisent ? » Antibois, certes. Anti-langue de bois, voire...

Au Gabon, au Congo-Brazza ou au Cameroun, décrocher un maroquin demeure, pour le non-initié, un authentique exploit. Reste que l'allégeance maçonne ne suffit pas toujours. En décembre 2004, le frère centrafricain Charles Massi, candidat à la magistrature suprême, sollicite les conseils de Bongo. A l'en croire, celui-ci lui suggère de négocier avec son futur vainqueur François Bozizé un accord de désistement mutuel « sous le couvert de la Veuve ». Trois ans plus tard, le même Massi, nommé entre-temps à l'Agriculture, fera les frais d'un remaniement, tout comme Enoch Lakoué-Derant, protégé de Sassou et prétendant malheureux à la primature (2).

Maçonnerie d'affaires, maçonnerie du ventre : maintes histoires de corruption plombent, en Afrique comme ailleurs, le prestige des loges. « Ma première impression ? Un univers pourri jusqu'à la moelle », assène Alain Bauer. « Dans le business, concède un proche de Sassou-Nguesso, le risque de trafic d'influence n'est jamais loin. A offres égales, je choisis le frère. Mais je vois mal un décideur écarter le mieux-disant profane au profit d'un initié. » En revanche, la fraternelle postcoloniale n'a rien d'un mythe. « Les passerelles fonctionnent, souligne Joseph Badila. Pour le pire, dès lors qu'elles perpétuent les travers de la Françafrique. Et pour le meilleur, parfois. Quand on peinait à instaurer à Brazza le guichet unique pour les entreprises, j'ai appelé un frère, expert en la matière au cabinet d'Alain Madelin, alors ministre de l'Économie. Sa venue nous a été utile. »

L'hôtel de Montesquiou, siège du ministère de la Coopération, a vu passer sous ses lambris plus d'un frangin. Avec un bonheur inégal : paravent d'un pillage des fonds publics, le Carrefour du développement torpilla en 1984 la carrière du socialiste Christian Nucci et de son chef de cabinet Yves Chalier, son parrain en maçonnerie, tendance Grand Orient. Plus tard vint l'Aveyronnais Jacques Godfrain, jadis élu... de Saint-Affrique. Comment le sait-on ? Grâce à la convocation à un atelier de son obédience que ce disciple de Jacques Foccart avait laissé traîner sur une photocopieuse. Machiavel africain de la France gaulliste, Foccart avait pris soin d'affranchir Guy Penne, fraîchement installé au 2, rue de L'Élysée. « Vous vous débrouillez pas mal, lui dit-il alors. Les premiers échos sont bons. Au fait, vous savez ce qui vous vaut d'être là ? Votre profil franc-mac'. » Un pedigree qui ne sauvera pas l'ancien patron du Quai d'Orsay, Roland Dumas, suspendu du GO par Alain Bauer sur fond d'affaire Elf. Question à 1 million de CFA : Omar Bongo aurait-il exigé - et obtenu- la tête de Jean-Marie Bockel si ce dernier avait été maçon ? Question à 2 millions de CFA : Bockel aurait-il dans ce cas prétendu « signer l'acte de décès de la Françafrique » ?

Qui l'eût cru ? Les initiés sont légions au sein de la tribu des « sorciers blancs », ces conseillers en communication familiers des palais africains. Témoin, Patricia Balme. A l'en croire, la fondatrice de PB Com International n'a jamais évoqué son engagement maçonnique avec ses clients, tels le président camerounais Paul Biya, le chef d'État centrafricain François Bozizé, l'opposant ivoirien Alassane Ouattara ou l'ex-ministre français Renaud Dutreil. Étrange coïncidence : tous, à l'exception de Biya, affilié à la mouvance Rose-Croix, sont des « triponctués ».

Quelques cadavres et de troublantes énigmes

Les placards de la maçonnerie franco-africaine recèlent encore quelques cadavres et plus d'une troublante énigme. A commencer par la mort, en février 1987, de Michel Baroin, ancien grand maître du GO et alors patron de la Garantie mutuelle des fonctionnaires (GMF), tué avec six frères, tous hommes d'affaires, lors du crash de son jet privé sur les flancs du mont Cameroun. Un autre épisode, plus ancien, mérite qu'on s'y arrête : l'assassinat, le 26 août 1973, du communiste tchadien Outel Bono, trois jours avant le lancement programmé d'un nouveau parti d'opposition. Selon les proches de cet ancien médecin-chef de l'hôpital de Fort-Lamy - aujourd'hui N'Djamena - son sort aurait été en partie scellé lors d'échanges entre le gouverneur de la Banque de développement du Tchad et un ex-colonel des services français, nommé Henri Bayonne, tous deux membres de la même loge parisienne de la GLNF. Pure coïncidence, sans doute.

(1) Joseph Badila est l'auteur de La FRANC-MAÇONNERIE en Afrique noire (Detrad, 2004).

(2) La Lettre du continent, bimestriel confidentiel très au fait des arcanes maçonnes.

Source : L’Express