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lundi 31 janvier 2011

En 2 Ans d'Existence le Site d'Etude et de Recherche sur "L'Orient Maçonnique" du Grand Orient Arabe Œcuménique a reçu 160.000 Visites




Le Site d’Étude et de Recherche du Grand Orient Arabe Œcuménique sur « L’Orient
Maçonnique » (www.grandorientarabe.org ) a 2 Ans d’Existence.
Il a reçu durant ces deux années 160.000 visites et 457.000 pages consultées.*
Les visiteurs proviennent de plus de 150 pays principalement de France, de Belgique, du Canada,du Liban….
mais aussi et surtout des pays où la franc-maçonnerie est interdite ou peu tolérée comme l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, Oman, la Syrie, l’Égypte, le Kuwait, le Qatar, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Pakistan, le Turkménistan, la Chine…ce qui réconforte la raison d’être de ce site (voir page « Accueil »).
Sans oublier les pays d’Afrique : Congo, RCA, Mali, Ghana, Côte d’Ivoire… (Voir tableau des pays dans « News »).
La Page FaceBook de ce site créée il y a 18 mois a à ce jour 2.200 Fans.
Nous tenons en ce jour d’Anniversaire à remercier les Internautes et Fans de leur fidélité.
* voir page « Divers, Statistiques »

vendredi 28 janvier 2011

Le 1e Février 2011, le GOAO fête les 2 Ans de son Site d'Etude et de Recherche sur " L'Orient Maçonnique"- http://www.grandorientarabe.org



Le Site d’Étude et de Recherche du Grand Orient Arabe Œcuménique sur « L’Orient
Maçonnique » (www.grandorientarabe.org ) a 2 Ans d’Existence.
Il a reçu durant ces deux années 160.000 visites et 457.000 pages consultées.*
Les visiteurs proviennent de plus de 150 pays principalement de France, de Belgique, du Canada,du Liban….
mais aussi et surtout des pays où la franc-maçonnerie est interdite ou peu tolérée comme l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, Oman, la Syrie, l’Égypte, le Kuwait, le Qatar, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Pakistan, le Turkménistan, la Chine…ce qui réconforte la raison d’être de ce site (voir page « Accueil »).
Sans oublier les pays d’Afrique : Congo, RCA, Mali, Ghana, Côte d’Ivoire… (Voir tableau des pays dans « News »).
La Page FaceBook de ce site créée il y a 18 mois a à ce jour 2.200 Fans.
Nous tenons en ce jour d’Anniversaire à remercier les Internautes et Fans de leur fidélité.
* voir page « Divers, Statistiques »

jeudi 27 janvier 2011

Les Présidents Africains Francs-Maçons

Dossier : Les Présidents Africains Francs-Maçons
Si les "Frères de Lumière" hantent les palais présidentiels du continent, ils ont davantage perpétué les travers de la Françafrique que diffusé l'idéal humaniste maçonnique.

La scène a près de huit ans d'âge mais n'a pas pris une ride. Le 22 octobre 2000, à la nuit tombée, le criminologue Alain Bauer, alors grand maître du Grand Orient de France (GODF), reçoit cet appel insolite d'un conseiller élyséen : « Un colonel de la gendarmerie mobile de Côte d'Ivoire veut vous parler de toute urgence. » Soit. Bientôt, un dialogue ubuesque s'engage entre le pandore africain et le dignitaire franc-maçon replet au crâne poli, amateur de havanes et de mots d'esprit. « J'ai pour instruction de marcher sur le siège du FPI à la tête d'une colonne blindée, confie le gradé, faisant ainsi allusion au Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, vainqueur annoncé d'un scrutin présidentiel orageux. Or cet ordre est contraire à mes convictions maçonniques. J'ai besoin de tes conseils. » « Les valeurs démocratiques valent plus qu'une injonction illégale », tranche Bauer. « En tant que militaire, je suis soumis au devoir d'obéissance », riposte le gendarme. « Si tu ne suis pas ta conscience, assène le grand maître, on te radie de l'obédience. » Le lendemain, l'ex-patron du GO découvre, en parcourant le quotidien Libération, qu'un convoi lancé sur le QG abidjanais de Gbagbo a mystérieusement changé de cap. « Pour une fois, ironise-t-il, j'ai eu l'impression de servir à quelque chose. Quelle puissance ! »


Trombinoscope


Tous les chefs d'État africains francs-maçons gravitent dans l'orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

Les frères au grand jour


1) Omar Bongo Ondimba (Gabon). ( Note du GOAO, remplaçé après sa mort par son fils Ali Bongo)

2) Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).

3) Idriss Déby Itno (Tchad).

4) François Bozizé (République centrafricaine). A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d'une Église du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l'automne 2007 la bénédiction du pape Benoît XVI.


Les frères de l'ombre


Ceux-là s'abstiennent de confirmer, voire démentent. Il arrive que les sources initiées consultées par L'Express se contredisent...

5) Abdoulaye Wade (Sénégal). A, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D'autant qu'il doit tenir compte de l'hostilité de l'islam confrérique envers la franc-maçonnerie.

6) Blaise Compaoré (Burkina Faso). Parrainé par son ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé.

7) Amadou Toumani Touré (Mali).

8) Mamadou Tandja (Niger).


9) Thomas Yayi Boni (Bénin).


10) Paul Biya (Cameroun). Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères


Ils ont été approchés et envisagent de rallier la « tribu ».

11) Faure Gnassingbé (Togo).

12) Joseph Kabila (République démocratique du Congo).

Réseau des réseaux, la maçonnerie n'en finit plus de fasciner, au risque du fantasme. En Afrique plus qu'ailleurs, la saga des « frères trois points » s'est trouvé un terreau fertile, tant ses codes et ses usages y font écho à la magie des rites initiatiques ou du bois sacré et à la force ancestrale du clan. Le désir d'accéder à ce sanctuaire laïc de l'élite blanche, puis le souci d'instaurer avec l'ex-métropole coloniale des canaux inconnus des profanes, discrets vecteurs d'influences, ont fait le reste. Au-delà des fables, un fait : sur le continent, une douzaine de chefs d'État de l'espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul le Gabonais Omar Bongo Ondimba, initié jadis par un certain Naudy, inspecteur général des PTT, athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo Brazzaville, son cadet et néanmoins beau-père, Denis Sassou-Nguesso, alias DSN, longtemps énigmatique, sinon méfiant, se fait prosélyte. Au point d'avoir orchestré la « conversion » du putschiste centrafricain François Bozizé et du Tchadien Idriss Déby, initié en 1996 en même temps que ses cousins zaghawa Tom et Timan Erdimi, devenus depuis lors les cerveaux d'une rébellion aux aguets en lisière du Darfour soudanais... Les soutiens fraternels n'ont pas manqué à Jean Ping, gabonais lui aussi, lorsqu'il brigua la présidence de la Commission de l'Union africaine. Pour le reste, on navigue entre rumeurs, demi aveux et démentis ambigus.

Mesurée à l'aune des guerres et guérillas qui endeuillent l'Afrique, l'autorité de la maçonnerie a du plomb dans l'aile. Car l'histoire des médiations entreprises çà et là au nom des « enfants de la Veuve » ressemble à s'y méprendre à la chronique d'un long échec. Certes, les « frangins » peuvent à bon droit se prévaloir de leur activisme louable dans les coulisses du centre Kléber, théâtre en janvier 2003 d'un rabibochage inter ivoirien aussi théâtral que fictif. Lors de la révolte civile qui ébranla 1991 l'assise du Malgache Didier Ratsiraka, il se peut que la sage neutralité des frères engagés de part et d'autre ait concouru, aussi, dans l'ombre des influentes Églises malgaches, à conjurer le spectre du bain de sang. Tout comme elle entravera, une décennie plus tard, l'insurrection de Toamasina (l'ex-Tamatave), bastion d'un Ratsiraka qui récuse la victoire de son rival Marc Ravalomanana. De même, en rédigeant ès qualités un document solennel, la Fraternelle béninoise a sans doute amplifié en 1989 la portée de la Conférence nationale, vaste déballage un rien pagailleux dont l'ex-Dahomey fut le pionnier. Reste que la traçabilité des succès revendiqués paraît pour le moins aléatoire. Allez prouver que l'on doit à l'aura de tel vénérable l'alternance apaisée du Sénégal en 2000, ou, deux ans plus tard, la retenue du général ivoirien Robert Gueï, tenté d'arracher par les armes un mandat présidentiel que lui refusent les urnes... « Oui, nous avons évité des conflits armés ! » tonne l'avocat François Stifani, grand maître de la Grande Loge nationale française (GLNF). Où et quand ? Mystère.

Un legs colonial

Dédiée à « Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés », la première loge en terre africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal. Il s'agira longtemps d'une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires. Plusieurs maçons fameux ont plaidé en faveur de l'abolition de l'esclavage, notamment l'abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor Schœlcher. D'autres ont œuvré à l'expansion de l'empire français, tels Pierre Savorgnan de Brazza et Jules Ferry, désireux d'« apporter les Lumières aux races inférieures ». L'émir algérien Abd el-Kader a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au xxe siècle. Citons le Sénégalais Blaise Diagne, nommé commissaire de la République en 1918 par Clemenceau, puis sous-secrétaire d'État aux Colonies sous Paul Doumer, ou le Guyanais Félix Eboué, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l'Afrique centrale à la France libre. A l'heure des indépendances, les loges africaines s'émancipent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du GO et de la GLNF.

A lire : La FRANC-MAÇONNERIE en Afrique, par Georges Odo. Éditions maçonniques de France, 2000.


Les revers, eux, sont dénués d'ambiguïtés. En 1993, la tentative de réconciliation menée au siège du GO entre le satrape togolais Gnassingbé Eyadema et ses opposants n'aboutit à rien. Quand, en 2003, Alain Bauer réunit les émissaires des crocodiles du marigot ivoirien, c'est pour entendre un maçon pro Gbagbo lâcher sans ciller que « les Burkinabés - entendez les musulmans dioula du nord du pays - ne sont pas des êtres humains ». Mais aucun épisode ne reflète mieux l'impuissance des « triponctués » que le fiasco congolais. Conflit ô combien fratricide : il met aux prises dès 1993 le président sortant Pascal Lissouba, adepte du Grand Orient initié l'année précédente à Besançon, au lendemain de sa prestation de serment, et le général Denis Sassou-Nguesso, illuminé quant à lui à Dakar sous le label GLNF. Pour l'anecdote, Sassou avait vainement tenté d'attirer son futur ennemi juré dans l'orbite de sa propre obédience… Missions multiples, appels pressants, palabres « sous le maillet » : rien n'y fit. Pas même l'entregent du roué Bongo. « La raison avait quitté la Cité, soupire Joseph Badila, ancien très puissant souverain grand commandeur du Grand Orient et des loges associées du Congo (1). L'appétit de pouvoir prévaut souvent sur nos idéaux. C'est ainsi : les maçons sont partout, la maçonnerie nulle part. » Conseiller pour l'Afrique de François Mitterrand entre 1981 et 1986, le frère Guy Penne connaît la complainte. « Je me souviens avoir organisé des agapes - banquet rituel - à la mairie de Pointe-Noire. Six convives, venus de tous les camps. Ce fut très fraternel. Un mois après, ils se foutaient sur la gueule. »


Déchirements internes et guéguerres de succession


En août 1999, même topo. Réunis au siège du GO, rue Cadet (Paris IXe), les envoyés des trois belligérants - Sassou, Lissouba et Bernard Kolélas - doivent finaliser un « pré-accord ». Las ! On attendra en vain la délégation du premier nommé. C'est dire combien la sévère mise en demeure adressée quelques mois plus tôt aux frères dévoyés par Philippe Guglielmi, alors à la tête du Grand Orient, avait fait long feu. Le prédécesseur d'Alain Bauer peut au moins se targuer d'une intercession utile : en joignant in extremis DSN en brousse, il sauva sans doute la vie à six civils, dont trois francs-maçons, que les miliciens Cobra du futur vainqueur brûlaient de liquider.

Si le tablier, l'équerre et le compas garnissent la panoplie de tant de puissants, ils ont longtemps suscité la méfiance, voire l'hostilité des potentats du continent, hantés par la terreur du complot. Pour preuve, cet échange, en 1981, entre Guy Penne et le Béninois Mathieu Kérékou, marxiste repenti sur le tard. En visite à Cotonou, l'africain de l'Élysée prévient son hôte de son intention de rendre visite dans l'après-midi à ses frères locaux.

« Comment ? Vous êtes franc-maçon ? tonne Kérékou. Et Mitterrand le sait ? - Bien sûr. - L'est-il lui-même ? - Non. - Et il vous laisse faire... Au fait, pourquoi m'en parler ? - Mes amis hésitent à se réunir sans votre aval. Or leurs requêtes écrites restent sans réponse. - Mais qui vous dit qu'ils ne conspirent pas contre moi ? » Plus tard, le même Penne s'emploiera à désamorcer les soupçons de Laurent Gbagbo, dont l'oncle, Laurent Ottro, patron de la Société ivoirienne de raffinage, est pourtant un frère fameux. Il faut dire que la Côte d'Ivoire fut, sous le règne du très catholique Félix Houphouët-Boigny, le théâtre d'authentiques persécutions. En 1963, invoquant une cabale imaginaire, le patriarche de Yamoussoukro embastille plusieurs ministres et députés. Ernest Boka périra en détention. Quant aux rescapés, ils seront réhabilités, après qu'Houphouët, fourvoyé à l'en croire par le chef de sa police, eut fait amende honorable. Et c'est sur les instances de Pierre Biarnès, alors correspondant du Monde en Afrique de l'Ouest et mandaté par le Grand Orient, qu'il autorise les frangins du cru à « rallumer les feux ». Le Zaïrois Mobutu, lui, lève en 1972 à la demande du GO de Belgique l'interdit décrété sept ans plus tôt. Quant au Malgache Ratsiraka, il affiche envers les « trois-points » une défiance inaltérable. « Normal, grince Guy Penne. Un despote marxisant marié à une grenouille de bénitier : voilà bien le cocktail antimaçonnique parfait. » Au jeu des anathèmes, les sectes évangéliques supplantent désormais l'Église de Rome. « Il a fallu les calmer, ces pasteurs, admet un proche de Sassou. Des frères hauts placés au sein des services de sécurité s'en sont occupés. » Nulle part pourtant la chasse aux maçons ne fut plus barbare qu'au Liberia anglophone, paradis des loges jusqu'au coup d'État du sergent Samuel Doe (1980). Sur fond de massacres, le mutin ordonnera le saccage du temple le plus fameux de Monrovia. S'il n'y a pas mort d'homme, la violence des querelles au sein même de la nébuleuse des Lumières laisse pantois. Il y a bien sûr la rivalité entre le GODF, réputé de gauche et très attaché à la laïcité, et la GLNF, qui attend de ses ouailles la foi en un Grand Architecte d'essence divine ; classée à droite, celle-ci doit à sa stratégie d'entrisme par le haut - priorité à la cooptation des chefs d'État - de tailler depuis vingt ans des croupières au Grand Orient, pionnier de l'enracinement maçon en terre d'Afrique. Témoin, le 90e anniversaire de la Grande Loge nationale française, fêté avec faste en décembre 2003 dans un palace cannois : un écran géant déployé dans le lobby du Grand Hôtel diffuse alors en boucle l'arrivée à l'aéroport de Nice d'une demi-douzaine de présidents africains, Bongo et Sassou en tête, escortés par le grand maître Jean-Charles Foellner. Mais il y a surtout les déchirements internes et les guéguerres de succession

Un rire franc et maçon

Autrefois patron de la cellule africaine de l'Élysée, le truculent Guy Penne, lui-même haut gradé du Grand Orient, se plaît à raconter cette anecdote : « Un jour que nous discutons à trois - Omar Bongo, François Mitterrand et moi - le président se met à me charrier en ces termes : “Ah ! mais c'est vrai que, tous les deux, vous êtes... Comment dit-on chez vous, déjà ? Des cousins ? Non, des frères, c'est cela.” Bref, il faisait son numéro et, pour tout dire, se fendait la pêche. » Enclin à ironiser sur les « frérots la grattouille », référence à la poignée de main codée des trois points, l'homme de Latché appréciait en connaisseur la blague favorite de son ami Penne. Laquelle met en scène un initié cuisant à petit feu dans une marmite, au centre d'un village africain. En désespoir de cause, le captif adresse au sorcier local le signe de détresse des maçons. « Tu es un frère ? », s'enquiert le marabout. « J'en suis. - De quelle obédience ? - C'est tellement important ? - Oui, j'aime préciser sur le menu. »

« Pourquoi pas une ligne Subvention Foellner au Budget ? »

Le profane ne saurait soupçonner la virulence des imprécations, parfois fondées d'ailleurs, qui circulent par courrier ou sur le Web. Affairisme, détournements de fonds, cavalerie financière, mœurs, alcoolisme : tout est bon pour détrôner l'adversaire. En 2004, un document suffit à ébranler les colonnes du temple GLNF. Il s'agit de la photocopie d'une lettre à en-tête du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie du Congo Brazzaville, datée du 18 novembre 2002 et signée par Rodolphe Adada, titulaire du portefeuille à l'époque. La missive prie le trésorier-payeur général de remettre, « sur instructions du président de la République », la somme de 250 millions de francs CFA - soit plus de 380 000 euros - au grand maître Foellner. « Montage ! Faux grossier ! s'insurge Adada, prompt à pointer les incohérences de la lettre. Si le chef de l'État voulait faire don d'une telle somme, croyez-vous vraiment qu'il agirait ainsi ? Pourquoi pas inscrire carrément une ligne Subvention Foellner au Budget ? » « Ce poulet est douteux, nuance un Congolais initié à plus d'un titre, mais la pratique est courante. Dans le genre, croyez-moi, on a vu pire. » Jamais Alain Bauer n'oubliera ce tête-à-tête avec Omar Bongo, au Palais du bord de mer, à Libreville, ni les trois mallettes pleines de cash, posées sur l'estrade où trône le bureau du chef. « Il prétendait épauler ainsi la fraternité, se souvient le criminologue. Un vrai choc culturel... »

« Un univers pourri jusqu'à la moelle »

Un autre travers fausse l'équerre : l'initiation à marche forcée de despotes élus ou pas, hermétiques aux idéaux humanistes de la maçonnerie et propulsés au sommet de la hiérarchie, sinon à la tête d'une obédience taillée sur mesure. « Brûler ainsi les étapes, c'est idiot », grommelle Guy Penne. Tel fut le cas du défunt Robert Gueï, initié en présence d'une brochette d'anciens officiers français et catapulté en un clin d'œil au 33e degré, dignité suprême. Soulève-t-on ce dévoiement et l'ascension météorique de Sassou devant François Stifani (GLNF) ? La riposte cingle : « Je ne peux pas vous laisser dire ça. Le président Sassou-Nguesso tient son maillet de manière impeccable. Chez lui, l'observance des rites est exemplaire. Moi, à la différence de mes amis du GO, je ne fais pas de politique. » L'ennui, c'est que DSN, lui, ne fait que cela. « Il veut verrouiller un consensus maçon en sa faveur d'ici à l'échéance présidentielle de 2009, avance un dignitaire congolais. Son gouvernement compte une vingtaine de frères, mais où sont les écoles, les dispensaires, les routes, les emplois, les retraites, la justice, la solidarité, le partage. Où ? Que devient le pactole que nous vaut la flambée du cours du pétrole ? » « Cessons donc d'infliger des leçons à l'Afrique, réplique Stifani l'Antibois. Pourquoi la France jetterait-elle l'anathème sur ses leaders au moment où l'Amérique et la Chine les courtisent ? » Antibois, certes. Anti-langue de bois, voire...

Au Gabon, au Congo-Brazza ou au Cameroun, décrocher un maroquin demeure, pour le non-initié, un authentique exploit. Reste que l'allégeance maçonne ne suffit pas toujours. En décembre 2004, le frère centrafricain Charles Massi, candidat à la magistrature suprême, sollicite les conseils de Bongo. A l'en croire, celui-ci lui suggère de négocier avec son futur vainqueur François Bozizé un accord de désistement mutuel « sous le couvert de la Veuve ». Trois ans plus tard, le même Massi, nommé entre-temps à l'Agriculture, fera les frais d'un remaniement, tout comme Enoch Lakoué-Derant, protégé de Sassou et prétendant malheureux à la primature (2).

Maçonnerie d'affaires, maçonnerie du ventre : maintes histoires de corruption plombent, en Afrique comme ailleurs, le prestige des loges. « Ma première impression ? Un univers pourri jusqu'à la moelle », assène Alain Bauer. « Dans le business, concède un proche de Sassou-Nguesso, le risque de trafic d'influence n'est jamais loin. A offres égales, je choisis le frère. Mais je vois mal un décideur écarter le mieux-disant profane au profit d'un initié. » En revanche, la fraternelle postcoloniale n'a rien d'un mythe. « Les passerelles fonctionnent, souligne Joseph Badila. Pour le pire, dès lors qu'elles perpétuent les travers de la Françafrique. Et pour le meilleur, parfois. Quand on peinait à instaurer à Brazza le guichet unique pour les entreprises, j'ai appelé un frère, expert en la matière au cabinet d'Alain Madelin, alors ministre de l'Économie. Sa venue nous a été utile. »

L'hôtel de Montesquiou, siège du ministère de la Coopération, a vu passer sous ses lambris plus d'un frangin. Avec un bonheur inégal : paravent d'un pillage des fonds publics, le Carrefour du développement torpilla en 1984 la carrière du socialiste Christian Nucci et de son chef de cabinet Yves Chalier, son parrain en maçonnerie, tendance Grand Orient. Plus tard vint l'Aveyronnais Jacques Godfrain, jadis élu... de Saint-Affrique. Comment le sait-on ? Grâce à la convocation à un atelier de son obédience que ce disciple de Jacques Foccart avait laissé traîner sur une photocopieuse. Machiavel africain de la France gaulliste, Foccart avait pris soin d'affranchir Guy Penne, fraîchement installé au 2, rue de L'Élysée. « Vous vous débrouillez pas mal, lui dit-il alors. Les premiers échos sont bons. Au fait, vous savez ce qui vous vaut d'être là ? Votre profil franc-mac'. » Un pedigree qui ne sauvera pas l'ancien patron du Quai d'Orsay, Roland Dumas, suspendu du GO par Alain Bauer sur fond d'affaire Elf. Question à 1 million de CFA : Omar Bongo aurait-il exigé - et obtenu- la tête de Jean-Marie Bockel si ce dernier avait été maçon ? Question à 2 millions de CFA : Bockel aurait-il dans ce cas prétendu « signer l'acte de décès de la Françafrique » ?

Qui l'eût cru ? Les initiés sont légions au sein de la tribu des « sorciers blancs », ces conseillers en communication familiers des palais africains. Témoin, Patricia Balme. A l'en croire, la fondatrice de PB Com International n'a jamais évoqué son engagement maçonnique avec ses clients, tels le président camerounais Paul Biya, le chef d'État centrafricain François Bozizé, l'opposant ivoirien Alassane Ouattara ou l'ex-ministre français Renaud Dutreil. Étrange coïncidence : tous, à l'exception de Biya, affilié à la mouvance Rose-Croix, sont des « triponctués ».

Quelques cadavres et de troublantes énigmes

Les placards de la maçonnerie franco-africaine recèlent encore quelques cadavres et plus d'une troublante énigme. A commencer par la mort, en février 1987, de Michel Baroin, ancien grand maître du GO et alors patron de la Garantie mutuelle des fonctionnaires (GMF), tué avec six frères, tous hommes d'affaires, lors du crash de son jet privé sur les flancs du mont Cameroun. Un autre épisode, plus ancien, mérite qu'on s'y arrête : l'assassinat, le 26 août 1973, du communiste tchadien Outel Bono, trois jours avant le lancement programmé d'un nouveau parti d'opposition. Selon les proches de cet ancien médecin-chef de l'hôpital de Fort-Lamy - aujourd'hui N'Djamena - son sort aurait été en partie scellé lors d'échanges entre le gouverneur de la Banque de développement du Tchad et un ex-colonel des services français, nommé Henri Bayonne, tous deux membres de la même loge parisienne de la GLNF. Pure coïncidence, sans doute.

(1) Joseph Badila est l'auteur de La FRANC-MAÇONNERIE en Afrique noire (Detrad, 2004).

(2) La Lettre du continent, bimestriel confidentiel très au fait des arcanes maçonnes.

Source : L’Express

lundi 10 janvier 2011

Message du GM du Grand Orient arabe Oecuménique au nouveau GM d'origine Arabe de la Grande Loge de l'Etat d'Israël

Le 10 Janvier 2011

Message du Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique Jean-Marc Aractingi au nouveau Grand Maître d’origine Arabe Nadim Mansour de la Grande Loge de l’État d’Israël

En ce début de décennie, et après 60 ans de guerres israélo-arabes, nous pensons qu’avec l’élection d’un Arabe comme Grand Maître de la Grande Loge de l’État d’Israël il est de notre devoir entre « Frères » et « Sœurs », et même si à l’intérieur de nos loges la politique est interdite, de « plancher » ensemble sur une solution de paix durable.
La Franc-maçonnerie a été taxée dans les pays arabes d’être au service du sionisme ; ce qui est tout à fait erroné puisqu’elle existait dans ces pays bien avant la création de l’État d’Israël (la première loge à Alep en Syrie dès 1738 !).
Malheureusement quelques erreurs contribuent toujours à justifier cette image maçonnique, comme lorsque le Grand Orient de France admet en son sein une loge sioniste « L’Étoile de la paix » ou quand certains de ses dignitaires abondent publiquement dans ce sens comme lorsque l’historien André Combe prétend que les Francs-maçons français sont tous favorables à l’État d’Israël. Il ajoute que ce serait « pour ces mêmes valeurs de démocratie que la Franc-maçonnerie défend, que cette dernière a toujours reconnu la légitimité d'Israël », soulignant que, dans l'ensemble, les maçons français seraient « même tous favorables à l'État d'Israël »
Travaillant loin de ces errements, nous considérons en toute humilité que le GOAO, qui travaille au rite œcuménique (judéo-chrétien-musulman) et dont les Frères et Sœurs appartiennent à ces trois confessions, a un rôle spécifique à tenir dans un dialogue positif et a minima, dans un esprit maçonnique de liberté, d’égalité et de fraternité, avec nos Frères et Sœurs israéliens.

Nous interpellons donc le Grand Maître de la Grande Loge de l’État d’Israël pour nous éclairer sur ce qui entrave, du coté israélien, les propositions suivantes :

1) Un retrait complet d’Israël des territoires arabes occupés depuis 1967, y compris le retrait complet des Hauteurs du Golan syrien et les secteurs demeurant occupés au sud Liban, jusqu'aux limites existantes le 4 juin 1967.

2) D’accepter de chercher un accord et une solution juste au problème des réfugiés palestiniens, conformément à la résolution 194.
Cette résolution 194 adoptée le 11 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies , décide, à la suite du départ de centaines de milliers de Palestiniens : « qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables. »

3) D’accepter un État palestinien indépendant et souverain sur les territoires palestiniens occupés depuis le 4 juin 1967 en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

4) D’accepter que Jérusalem soit une Capitale Œcuménique, qu’elle soit déclarée Internationale et mise sous l’égide des Nations Unies (Puisque les trois religions du Livre la revendique).

En contrepartie, les États arabes doivent s’engager :

1) À considérer le conflit arabo-israélien comme terminé et aller vers la conclusion d'un accord de paix avec Israël, afin de consolider cette situation.

2) Obtenir une paix totale pour tous les États de la région.

3) Établir des relations normales et diplomatiques, dans le contexte d'une paix totale avec Israël.

Vœux pieux ! Beaucoup ont essayés avant, mais qui sait peut être que la Fraternité universelle entre des Francs-maçons libres pourra faire avancer les choses.

* Il serait bon de rappeler que l'arrière cousin du Grand Maître, César Araktingi a été l'un des premiers fondateurs de la première loge en Palestine, puis le fondateur et le Vénérable Maître durant 27 ans! de la Respectable Loge " L'Aurore " ( BarkaÏ ) à l'Orient de Jaffa en 1906, sous les auspices du Grand Orient de france, loge qui existe toujours et qui a été transférée à Tel-Aviv appartenant dorénavant à la Grande Loge de l'Etat d'Israël ( voir page " Liban, Syrie, Palestine ) .

lundi 27 décembre 2010

L'Islamisme, l'intégrisme et le " vivre ensemble "

En Occident, on se représente encore et toujours l'Islam, de manière consciente ou non, comme la religion des autres, ces presque sauvages qu'il fallait civiliser.
Quand bien même les musulmans s'évertuent à dire que l'Islam n'a rien de commun avec cette voie suicidaire et obscurantiste, l'intégrisme renforce cette représentation et comme dans une alliance objective les occidentaux laissent les intégristes poser les règles du débat et reprennent les paroles altérées et apocryphes du Coran.
Présenter l'intégrisme comme l'application littérale de l'Islam, c'est se fourvoyer d'emblée.
Mais qui a vu les Bouddhas de Bamiyan dynamités et les massacres quotidiens d'innocents a du mal à ne pas souscrire à ce préjugé !
Cette erreur due à l'ignorance sert et cautionne l'intégrisme et ses procédés d'endoctrinement aveugles.
L'intégriste instrumentalise l'Islam afin de s'approprier l'autorité de cette religion pour s'ériger en autorité au-dessus de tous les hommes. Pour reprendre ce raisonnement sous forme syllogistique, si tant est qu'il y ait un raisonnement, les intégristes disent: « la religion c'est moi, fais ce que je dis sinon tu es un apostat ».

Un islamiste est-il un intégriste ?

L'islamiste est un musulman ou prétendument tel qui considère l'Islam non pas comme une religion mais comme un système social. C'est le fameux : « le Coran est notre constitution », comme les maoïstes le disaient du Petit Livre Rouge.
L'absence de liberté démocratique dans tous les pays musulmans - tous ! - a recruté des islamistes qui s'affirment dans une interprétation pernicieuse du Coran pour compenser leurs frustrations : « s'il y a des injustices dans le monde musulman, c'est parce que l'on n'a pas appliqué l'Islam à la lettre »... L'Islam qui gère tout, qui a réponse à tout, et qui a tout inventé...
Or, pour beaucoup de ces fanatiques il ne s'agit ni de lire ni d'écrire ni même d'épeler ce texte.
L'islamiste a une grille d'analyse politique souvent argumentée et son objectif final est de convaincre tout le monde que l'Islam est le meilleur moyen de faire régner la bonne gouvernance. Il n'est pas forcément violent, au contraire ses discours sont sirupeux, (voir le doucereux Tariq Ramadan et son ignoble frère), il se mêle aux autres et parfois y trouve des valeurs communes. Mais lorsqu'il est à côté d'un homme de bonnes mœurs, il dit : « c'est un musulman qui s'ignore ». L'intégriste réduit la religion à une ligne rouge, à un code établit selon ses propres critères qui sépare strictement « ce qui est bien » et « ce qui est mal ».
Autant dire, que, dans cette nébuleuse la frontière est bien floue dans ce manichéisme de supermarché. Il n'a pas de projet politique construit. Son seul programme, son seul credo, c'est l'extermination de tous ceux qui ne pensent pas comme lui. On peut donc être islamiste sans être intégriste et intégriste sans être islamiste, mais un islamiste peut devenir intégriste alors qu'un intégriste fait difficilement faire le chemin inverse.

Islamiste, intégriste, qui est le plus pernicieux ?

Les deux sont dangereux pour « le vivre ensemble », tout simplement parce qu'ils considèrent l'un et l'autre, en utilisant une lecture dévoyée, voire pas de lecture du tout, qu'un texte religieux détient à lui seul toute la vérité universelle. Cette cécité exclue tout être humain s'il ne passe pas par ce texte pour accéder à la vérité.
Très peu de partisans de cette vision totalitaire et atrabilaire connaissent ce texte, même si parfois ils le récitent de mémoire. Le discours intégriste fait autorité sur les plus fragiles et en particulier sur les jeunes en échec scolaire. Le jeune qui se ressent d'origine tunisienne, algérienne, marocaine, africaine ou indienne, est réconforté par son identité ethnique mais aussi par son appartenance locale : il est d'une ville, d'un quartier, c'est son territoire ! Il n'est que d'observer les tags et les voitures brûlées dans les quartiers périphériques des grandes villes pour s'en convaincre.
Ces jeunes ont leurs circuits, leurs commerces, leurs écoles, leurs lycées dans le quartier, et généralement ces lieux ne correspondent pas vraiment à un label de qualité malgré la récurrence des discours politiques et leur carence, de notoriété publique.
Tous ces jeunes se sentent en situation d'échec et à juste titre.
Les enseignants le constatent tous les jours. Le discours intégriste propose à ces jeunes en déshérence un espace de substitution virtuel au-dessus de tous les pays.
Il leur dit : « vous vous sentez de nulle part. En vérité je vous le dis, Dieu vous a élus pour être supérieurs aux Arabes, aux Américains et aux Européens ».
Cela transforme toutes ces frustrations en extase et en toute-puissance. Il n'est point besoin de psychanalyse pour comprendre cette arrogance et cette violence gratuite de la part de ces jeunes désorientés...
Comme les créationnistes qui sévissent dans les religions chrétiennes, les intégristes suppriment les références scientifiques et historiques pour créer un passé mythifié et manipulé.
Tous leurs discours se réfèrent directement au temps de la Révélation, avec l'avènement de l'Islam en 624 après J.-C., comme si rien n'avait existé avant. Ces jeunes se font facilement accrocher parce qu'ils sont déracinés, ils poussent comme des herbes folles dans les trous de mémoire semés dans le terreau empoisonné de l'intégrisme.
Le discours intégriste capte ces « particules volantes » par Internet, la rencontre physique n'a lieu que lorsque le jeune est bien ferré ou anesthésié. C'est tout comme.

Comment prévenir ce risque?

Pour affaiblir l'intégrisme et l'islamisme, il faut leur ôter leur justification religieuse. Alors que l'islamiste évoque des références religieuses tronquées pour parvenir à ses fins politiques, l'intégriste n'a que faire des discussions théologiques.
Car si l'on revient aux fondamentaux, on constate que l'Islam - littéralement, « la Paix » - apporté par le Coran n'a aucune tendance belliqueuse. Il doit au contraire faire sens dans le cœur des hommes à n'importe quel siècle et en n'importe quel lieu. Alors que l'Islam proscrit de porter atteinte à l'intégrité humaine, on nous rapporte tous les jours que des « martyrs » se font sauter en causant des carnages.
Alors que l'Islam proscrit le suicide, on constate aussi que tous ces désespérés sont très jeunes et pour la plupart n'ont pas suivi un cursus scolaire normal aboutissant à une insertion sociale.

Il faut donc :

- Redonner à ces jeunes une dignité perdue, car celui qui veut toute la place est celui qui n'a plus de place.

- Combler ces trous de mémoire si dévastateurs.

- Réancrer ces jeunes dans un espace territorial.

Même si cela ressemble à une gageure, il faut travailler simultanément dans deux directions :

- L'école doit sortir de son rôle de « bouche-trou ». Elle est perçue par beaucoup de ces jeunes comme une perte de temps puisqu'elle n'aboutit que rarement à une perspective professionnelle solide.
Il n'y a rien de plus décourageant pour un enseignant que d'entendre dire : « l'école ça ne sert à rien ».
Ce n'est plus : « travaille bien à l'école et tu réussiras », l'alternative devient le deal ou l'intégrisme. Il est frappant de constater que dans des quartiers où sévissent la drogue, le banditisme et la prostitution, l'intégrisme religieux est peu présent.
- L'autorité parentale se délite. Cette carence permet aux prédicateurs « gourous » de prendre leur place vacante auprès de jeunes qui ne respectent plus leurs parents déchus et qui, au lieu de rechercher une émancipation légitime, tombent dans le piège de l'intégrisme religieux.

Le chantier est immense, mais : « Que la lumière qui a éclairé nos travaux continue de briller en nous pour que nous achevions au dehors l'œuvre commencée dans la Loge » !
JPB
http://www.grandorientarabe.blogspot.com

Quelle date est-il, Frère 1er surveillant ?

Quelle date est-il, Frère 1er surveillant ?
Le calendrier maçonnique, débutant à l’origine du monde que tout lettré du 18e siècle sait dater de 4000 ans avant JC, est simple et ne connait aucun incident de
parcours.
Le calendrier grégorien, le nôtre en France laïque, connu lui de nombreuses péripéties et son histoire explique pourquoi la Russie fête la révolution d’octobre en novembre ; pourquoi, au cours de l’enquêtes, on demandait à M. Dupont ce qu’il faisait dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582 ; ou encore pourquoi l’an 19, au 19e siècle, n’a duré que 3 mois et 8 jours ?
Le calendrier musulman (Hijri), qui nous est moins connu, est lunaire et fixé par le Coran. Il est donc fait de 12 mois, conformément à la sourate 9-36, les mois font successivement de 29 et 30 jours plus 1 jour possible au dernier mois. Le début de mois commence à la nouvelle lune. Les semaines sont aussi de 7 jours, mais le premier jour est le dimanche (Youm el Ahad). Ne tenant pas du tout compte du soleil, les années sont plus courtes, entre 354 et 355 jours, ce qui donne des siècles faits de 97 de nos années. Ce calendrier
démarre le 16 juillet 622, le 1er Mouharam, qui est le jour de l’hégire, c’est-à-dire du voyage de Mahomet vers Médine. De nombreux pays arabes (Égypte, Syrie, Maroc, Turquie, Jordanie etc.) utilisent à la fois ce calendrier pour des raisons religieuses et le calendrier grégorien pour sa justesse. Ainsi, l’année 2011 correspond à l’année 1432 de l’hégire (qui est en fait à cheval sur deux de nos années 1431 et 1432).
Le calendrier hébraïque enfin, date du IVe siècle (359), et tient à la fois du lunaire et du solaire. C’est un
modèle de complexité. L’année est constituée de 12 mois pour l’année commune ou 13 mois pour année embolismique, chaque mois est constitué de 29 ou 30 jours, dépendant d’un cycle dit de Méton, de 19 ans. Si
l’année est commune, elle peut contenir de 353 à 355 jours, mais si elle est embolismique, elle sera de 383 à 385 jours. Dans les deux cas, commune ou embolismique, elle peut être de trois types : défective (ou déficiente), régulière ou abondante (ou complète), ce qui change le nombre de jours de certains mois. Ce
calendrier fort compliqué démarre à la création du monde, soit comme chacun sait, en 3761 avant JC du calendrier julien, l’an 1 Anno Mundi (AM, année du monde).
Ainsi 2011 voit naître l’année AM 5772 de ce calendrier. Le 1er de l’an, 1er Tisseri, tombe en septembre ou octobre. Complexe à souhait, et de ce point de vue
c’est un vrai bonheur, c’est pourtant le calendrier officiel d’Israël. On pourrait encore aborder aussi les
nombreux calendriers historiques comme le calendrier Berbère qui tient du julien et du grégorien… mais la place manque.
Qu’importe, selon notre calendrier, c’est nouvel an. Alors,

BONNE ANNEE 6011 A TOUTES ET A TOUS !!!
source : GRAND ORIENT ARABE
"Œcuménique"
http://www.goao.org/

jeudi 23 décembre 2010

Dîner-Conférence : Khalil GIBRAN, l'auteur du "Prophète" entre plume et qalam le Jeudi 20 Janvier 2011 à 19h30 par le Professeur Jean-Pierre DAHDAH



Dîner-Conférence : Khalil Gibran, l'auteur du "Prophète" entre plume et qalam, le 20 Janvier 2011 à Saint Cloud ( 92210 )-France

Cher (e) s Ami (e) s,

La Respectable Loge d’Études et de Recherches Khalil GIBRAN a le plaisir de vous inviter au Dîner Conférence Débat organisé sur le thème :

Khalil Gibran, l’auteur du Prophète, entre plume et qalam

Le Jeudi 20 Janvier 2011 à 19h30 à Saint Cloud 92210 (l’adresse vous sera communiquée individuellement par courrier ou e-mail ; Parking gratuit assuré).

Présenté par :

Jean-Pierre DAHDAH

Chercheur associé au CNRS et à l’Institut de Recherches et d’Études sur le Monde Arabe et Musulman d’Aix-en-Provence.

Auteur de :

- Khalil Gibran : une biographie, Albin Michel.

- Dictionnaire de l’œuvre de Khalil Gibran, Dervy.

- Khalil Gibran : la vie inspirée de l’auteur du Prophète, Albin Michel.

- Khalil Gibran : les œuvres complètes, Bouquins, Robert Laffont.

Ainsi que plusieurs autres ouvrages et conférences sur Khalil Gibran.

(L’auteur dédicacera ses livres sur place)

Cette conférence sera précédée par la présentation de la respectable Loge Khalil Gibran

La participation à ce dîner-Conférence est de 20 euros par personne.

Les places étant limitées (50), veuillez vous inscrire impérativement avant le 5 Janvier 2011 en adressant votre
chèque de 20 euros à l’ordre du : GOAO et l’envoyer à l’adresse suivante :

GOAO

B.P. 6

77510 Rebais

France

Un reçu vous sera envoyé ainsi que l’adresse exacte du lieu du dîner-débat.

Pour plus de renseignements veuillez contacter le GOAO : contact@goao.org

Téléphone : 0164654709 ou 0672463769 ou 0633167332